16.06.2008

Circulez, il n’y a rien à voir !

Le vendredi 13 juin 2008 marquera l’histoire de l’Europe. Un peuple libre, profondément attaché à son indépendance malgré la campagne d’intimidation de ses voisins et de ses dirigeants, a clairement refusé ce traité incompréhensible et dangereux pour sa démocratie nationale. Je me souviens des sourires entendus y compris chez ceux qui avaient en 2005 défendu le NON en France quand je suis revenu d’Irlande le 29 mai dernier « Ce pauvre Dupont-Aignan, comment peut-il y croire encore ? »

Dans la vie politique quand l’essentiel est en jeu, il faut pourtant toujours persévérer. Le NON l’a emporté en Irlande, comme en France d’ailleurs en 2005, car là-bas des femmes et des hommes libres ont eu le courage de défendre leurs convictions, leur idée de leur pays plutôt que les intérêts propres.

Il suffisait hier d’écouter les radios et les télévisions pour remarquer qu’une fois de plus la plupart de nos élites n’avaient rien compris. La déclaration de M. Barosso symbolise ce mépris du peuple et de la démocratie.

Circulez, il n’y a rien à voir ! Un mélange d’Ancien Régime et de réflexe brejnévien.

L’argument sur la disproportion entre le refus des 4 millions d’Irlandais et la ratification probable dans 26 pays représentant 490 millions d’habitants ne tient pas un instant. Ces 26 ratifications ne sont que parlementaires, les peuples étant volontairement court-circuités. Le processus est ILLEGITIME. La preuve, les parlementaires français et hollandais ont voté un texte quasi identique à celui rejeté massivement par les peuples des deux pays.

En vérité, les dirigeants européens ont bâti un système politique hors sol, sans responsabilité démocratique. Messieurs Barosso et Trichet en sont les purs représentants. Les chefs d’Etats et de gouvernements épousent cette dérive oligarchique par inconscience ou intérêt. Mme Merkel y voit l’Allemagne accroitre son système d’influence. Nicolas Sarkozy imagine rendre inéluctable en France le modèle anglo-saxon qu’il chérit. Pour la vie des peuples, leur pouvoir d’achat, leur emploi, leur alimentation, leur environnement, qu’importe la réalité, la propagande est chargée de faire croire que tout va bien.

Mais les faits sont têtus … les citoyens, et c’est le miracle de la démocratie, comprennent bien que cela ne marche pas. Ils voient bien que le système sert les intérêts de certains plutôt que ceux du plus grand nombre : OGM imposés en plein champ, délocalisations d’Airbus aux Etats-Unis, Euro surévalué, pêcheurs sacrifiés, les exemples ne manquent pas !

Mais puisque les dirigeants ne veulent pas ouvrir les yeux, à nous, lors des élections européennes de juin 2009, de convaincre les peuples d’Europe qu’une autre voie est possible. Le combat continue.

NON en Irlande : Débat Lamassoure/NDA

13.06.2008

Traité de Lisbonne: L'Irlande plébiscite la démocratie

28.04.2008

Maintien du référendum obligatoire pour les pays candidats de plus de 10 millions d’habitants

UE : référendum pour l’adhésion de pays de plus 10 millions d’habitants (Dupont-Aignan)

28/04/2008 14h52 GMT - FRANCE-TURQUIE-UE-ASSEMBLÉE - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 28 avr 2008 (AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan (non inscrit), président de Debout la République, a annoncé lundi qu’il allait déposer un amendement pour « maintenir l’obligation référendaire » pour les pays de plus de 10 millions d’habitants candidats à l’adhésion à l’Union européenne.

Le président Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi dernier à la télévision « sa volonté de supprimer le référendum obligatoire pour les adhésions futures à l’Union européenne, tout en se disant partisan d’une consultation référendaire sur la Turquie », rappelle le député, dans un communiqué.

Selon lui, les Français, « très majoritairement opposés à la perspective de l’adhésion turque, ne pourront que ressentir de l’inquiétude face à ces déclarations qui ne garantissent en rien l’organisation effective d’un référendum le moment venu ».

Il explique donc avoir « décidé de déposer un amendement au projet de loi de révision institutionnelle, maintenant l’obligation référendaire pour les pays candidats de plus de 10 millions d’habitants ».

« Ce seuil démographique, bien plus rigoureux que toute référence à une Europe géographique aux contours incertains, empêchera l’entrée sans vote populaire de pays dont la population ou la localisation géographique bouleverseraient la nature et l’équilibre des pouvoirs de l’Union européenne », avance-t-il.

M. Dupont-Aignan fait cette proposition dans un courrier adressé lundi aux parlementaires, à laquelle il joint une proposition d’amendement qu’il défendra « prochainement » en commission des Lois.

Documents: 

Lettre aux parlementaires

 

Projet d’amendement

04.04.2008

Pour un référendum sur le retour complet de la France dans l’OTAN

Réintégration complète de la France dans l’OTAN : il faut un référendum !

Hélas, la politique d’allégeance de Nicolas SARKOZY vis-à-vis des Etats-Unis de BUSH apparaît sans limites ! En contrepartie de promesses américaines qui n’engagent que ceux qui auront la naïveté d’y croire, la France réintégrerait donc le commandement militaire intégré de l’OTAN dès 2009 !

Ce serait la trahison flagrante d’une « certaine idée de la France » à laquelle Nicolas SARKOZY se dit pourtant attaché, en période électorale il est vrai.

Ce serait surtout une faute gravissime vis-à-vis de l’intérêt supérieur de la France et des Français : à devenir le supplétif obéissant des Etats-Unis, notre pays sera traité en vassal et placé de facto sous protectorat de Washington. Il perdra son rang, c’est-à-dire sa crédibilité sur la scène mondiale, sa capacité et donc sa vocation mêmes à peser sur les destinées du monde.

Le peuple français, très attaché à son indépendance, à sa dignité et à sa liberté de parole, ne pourra pas accepter cette mise sous tutelle, profondément incompatible avec son tempérament et son génie national. En ignorant que « la France a un pacte vingt fois séculaire avec la liberté du monde », Nicolas SARKOZY prend le risque d’une coupure irrémédiable avec les Français et d’un naufrage de son mandat présidentiel.

Sur une question aussi lourde de conséquences pour la sécurité et la liberté de notre pays, le président de la République doit respecter la plus élémentaire démocratie en organisant un référendum.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République