22.07.2008

TÉLÉMATIN FRANCE2 22 JUILLET 2008

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02.06.2008

NDA sur Parlement Hebdo

23.05.2008

Debout l’Irlande !

Dupont-Aignan (DLR) en Irlande le 29 mai pour soutenir le « non » au référendum

22/05/2008 17h12 GMT - PARTIS-DLR-UE-IRLANDE-RÉFÉRENDUM - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 22 mai 2008 (AFP) - Le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) célébrera à Dublin l’anniversaire du rejet de la Constitution européenne par les Français, en soutenant le « non » au référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, a-t-il annoncé jeudi.

M. Dupont-Aignan se rendra à Dublin le 29 mai, trois ans pile après le « non » français à la Constitution, à l’invitation de la branche irlandaise de EUDemocrats.

Ce parti européen regroupe des courants hostiles au traité de Lisbonne. Debout la République, devenu parti politique après la rupture de M. Dupont-Aignan avec l’UMP, en est la composante française.

Le député tiendra également la veille une conférence de presse à Paris sur les futures élections européennes.

Il évoquera notamment le lancement d’une « souscription nationale » pour financer des listes « indépendantes des partis ayant voté la ratification parlementaire du traité (de Lisbonne) et de leurs alliés ».

Le Mouvement pour la France, le parti de Philippe de Villiers, a de son côté indiqué qu’il commémorerait le rejet de la Constitution européenne par une conférence de presse le 28 mai à Paris autour de deux députés européens, Patrick Louis (MPF) et Paul-Marie Coûteaux.

Un pique-nique de soutien aux « nonistes » irlandais doit avoir lieu le 28 mai au soir à Paris devant l’ambassade d’Irlande, à l’appel de proches du MPF.

Philippe de Villiers a annoncé son intention de se rendre en Irlande avant le référendum, qui aura lieu le 12 juin. Mais la date de son déplacement n’est pas encore fixée, selon le MPF.

21.05.2008

« Je suis fier d’avoir voté contre ce texte »

OGM : leur mauvaise conscience rattrapera les députés qui ont voté le texte

Le scrutin très serré de ce soir montre, s’il en était besoin, combien la majorité à voté de projet de loi OGM en traînant les pieds.

Pour ma part, je suis fier d’avoir voté contre ce texte car je suis convaincu que, tôt ou tard, nos enfants nous reprocheront d’avoir négligé le principe de précaution pourtant inscrit dans la constitution.

Les députés ayant voté ce texte regretteront alors amèrement leur geste et ils seront rattrapés par leur mauvaise conscience.

Debout la République continuera à combattre la dissémination inconsidérée des OGM dans nos campagnes, que vient d’imposer la Commission de Bruxelles à une classe politique inconséquente.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

"Moi tu sais, je vis au jour le jour"

Cet après-midi j’étais dans l’hémicycle pour la discussion ultime du projet de loi sur les OGM. J’expliquais à un de mes collègues UMP, que je ne citerai pas par pudeur, pourquoi je voterais contre ce projet. Je lui indiquais qu’en l’absence de connaissances scientifiques suffisantes, il était irresponsable d’introduire des cultures OGM résistantes aux pesticides et aux antibiotiques qui pourraient se disséminer dans les champs.

Je lui expliquais aussi que la quasi-totalité des recherches sont payées par les semenciers et enfin que les tests n’étaient effectués que sur une durée de trois mois ce qui est insuffisant.

Il m’écoutait mais je sentais que son esprit était ailleurs. Il me répondit tout simplement : « oui, mais comment feras-tu pour rendre compétitif nos agriculteurs face à la concurrence des maïs OGM ? » Je lui ai répondu : protection des terroirs, agriculture biologique, diversité des territoires.

Un peu agacé, il partit en me disant : « de toutes façons moi je vis au jour le jour » !

Les quelques collègues qui nous écoutaient ont été estomaqués. Mais en vérité sa remarque fut très révélatrice de la manière dont se prennent aujourd’hui les décisions dans notre pays. Les Députés vivent au jour le jour, le gouvernement vit au jour le jour, le Président de la République vit au jour le jour !

D’ailleurs Madame Kosciusko-Morizet, que j’apprécie beaucoup par ailleurs, a eu le mot de la fin dans son discours. Elle a clairement dit : « le gouvernement vous demande d’adopter ce projet de loi pour transposer cette directive européenne sous peine d’amende mais le Ministre d’Etat Monsieur Borloo n’approuve pas cette directive et il a demandé à ses partenaires européens de la changer ».

Comprenne qui pourra, cette politique au jour le jour !

14.05.2008

OGM : du principe de précaution au principe de cohérence

Hier après-midi, je m’apprêtais à aller à l’Assemblée Nationale pour voter dans la nuit contre le projet de loi sur les OGM quand j’ai appris par la radio que les Députés présents dès le début de la séance avaient, par un vote historique, adopté la question préalable repoussant le débat prévu.

Quelle joie de voir peu à peu notre combat contre les intérêts de certaines multinationales soutenu par des Députés de la majorité comme de l’opposition ! Mais ne soyons pas dupes pour autant : il ne faut pas oublier, en effet, que ce sont les mêmes éternels partis politiques dominants, UMP, PS et centristes, collectivement responsables d’avoir laissé passé à Bruxelles la directive OGM en 2001, qui s’écharpent aujourd’hui devant les Français, trop souvent pour donner le change…

Quant à mon opposition à ce texte, il ne s’agit pas d’un refus de ma part des progrès de la science mais tout simplement d’une exigence minimum de prudence : le fameux principe de précaution.

Le gouvernement ferait bien d’entendre ce vote et de retravailler son dossier. L’enjeu est colossal.

Un enjeu scientifique car il faut poursuivre les recherches sur les OGM mais justement sans laisser cultiver en plein champs n’importe quoi.

Un enjeu de civilisation aussi. Quelle agriculture, quelle alimentation voulons-nous pour nos enfants ? Comment d’un côté prôner 20% de bio dans nos cantines et autoriser la culture en plein champs d’OGM pouvant présenter des résistances insoupçonnées aux antibiotiques ?

Un enjeu de pouvoir aussi. Qui décide quoi ? Allons-nous obéir à Bruxelles qui a pris la mauvaise habitude de se coucher devant semenciers américains allons-nous exercer notre libre arbitre dans la définition de notre politique de santé publique ?

La question des OGM est un test majeur de la sincérité gouvernementale sur le dossier du Grenelle de l’environnement : soit la majorité passe en force et s’en sera fini de l’espoir placé par des millions de Français dans ce Grenelle, soit le Président de la République et le Premier Ministre se rendent enfin à la raison, comprennent qu’il se passe quelque chose dans le pays, et prennent enfin leurs responsabilités.

Une fois encore, au-delà des grandes déclarations symboliques et des trémolos, le principe de cohérence sera le juge ultime de la politique gouvernementale.

06.05.2008

Débat Guigou/Dupont-Aignan

Un an de gâchis… et maintenant ?

Le Président n’a pas respecté ses promesses (lutte contre l’euro cher, nouveau traité européen substantiellement différent de la Constitution, politique industrielle audacieuse, relance du pouvoir d’achat) et pire, s’est engagé parfois dans des politiques à contrecourant de ses discours de campagne (renforts en Afghanistan, retour dans l’OTAN, critique de la laïcité, ouverture à la gauche caviar, etc.). Quant au style, il a davantage donné l’impression de jouer avec la fonction que de l’incarner avec la sobriété et la hauteur de vue qui conviennent.

Personne ne peut se réjouir de ce fiasco car c’est de la France qu’il s’agit.

Désormais l’enjeu est double. Eviter le pire jusqu’en 2012 et préparer l’après-Sarkozy. Dans les deux cas, il faut inlassablement présenter une offre politique alternative qui s’emploie à traiter à la racine les problèmes du pays.

  • une autre politique économique pour renforcer la compétitivité de nos entreprises, seul moyen d’éviter les délocalisations et de mieux partager les fruits de la croissance, (TVA sociale, baisse des charges sur les PME, investissement massif dans les nouvelles technologies, renforcement du pouvoir des consommateurs, développement de la participation)

 

  • une autre politique européenne pour desserrer le carcan qui asphyxie notre Nation (réforme de la Banque centrale européenne, nouveau libre échange plus loyal, refus clair de l’adhésion de la Turquie, multiplication des coopérations à la carte)

 

  • une autre politique étrangère pour restaurer l’indépendance de la France (retrait progressif d’Afghanistan, maintien de notre autonomie au sein de l’OTAN, relance d’une vraie politique de la francophonie,…)

 

Mais au-delà, les Français ont autant besoin d’être respectés. C’est pourquoi seul l’usage du référendum sur les sujets clés pourrait permettre de les réconcilier avec des élites qui, aujourd’hui, veulent imposer de force un modèle de société qui n’est pas le nôtre.

En cette période de doute, plus que jamais, nous devons forger un rassemblement des républicains de bonne volonté, attaché à la Nation comme à l’Etat fort et impartial qui l’incarne, conscient de la réalité de la guerre économique mondiale et résolu à réconcilier l’efficacité du marché avec la justice sociale, porteur enfin d’une autre vision de l’Europe et du Monde.

Ce rassemblement républicain doit, dès les prochaines élections européennes de juin 2009, convaincre les Français qu’une autre politique est possible.

07:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, gachis, nda

01.05.2008

Réponse amicale d'un gaulliste à un autre

A la suite d’un article qui m’était consacré sur le site de Marianne, un internaute a publié une longue réaction en forme d’adresse à laquelle j’ai souhaité répondre sur ce blog.

Cher Emmanuel,

C’est à la fois en tant que destinataire de votre message, Mariannaute à mes heures et gaulliste de chaque instant, que je souhaite vous faire cette amicale réponse.

Tout d’abord, merci de cette tribune libre sur le sens de l’engagement gaulliste en ce début de XXIème siècle : il est en effet important de questionner nos convictions, de les passer en permanence sur le grill de la réalité mouvante du monde, de se garder surtout de les claquemurer dans des armoires-fortes pleines de naphtaline.

Vous posez en somme la lancinante question de toutes celles et tous ceux que l’épopée du général continuent de séduire et qui s’interrogent sur la substantique moelle du gaullisme. C’est une question que je me pose également, vous vous en doutez. Une question à laquelle je ne prétends pas apporter de réponse définitive ni « officielle », mais pour laquelle je me suis forgé quelques convictions au fil du temps

Au risque de vous décevoir, bien que je partage nombre de vos constats, je vous dirai que je ne suis pas d’accord avec vous quant à la définition de ce que devrait être une « ligne européenne gaulliste ».

Tout d’abord, je voudrais lever un malentendu : j’ai en effet le sentiment que vous n’avez pas eu connaissance de mes propositions pour une autre Europe, développées dans plusieurs livres consacrés à cette question - notamment « Le coup d’état simplifié ». Ainsi, contrairement à ce que veulent faire croire certains, je ne suis pas contre l’Europe mais contre la manière dont on la construit actuellement. A force de vouloir uniformiser par la contrainte les pays d’Europe, on détourne les peuples de cette belle et nécessaire idée. Car bien sûr, dans le monde multipolaire qui se construit sous nos yeux, l’Europe peut être un plus qu’il faut systématiquement favoriser lorsque c’est possible. Ainsi, dans beaucoup de domaines (industrie, défense, recherche, culture,…), une intense coopération européenne pourrait constituer un formidable levier pour accroître la force et le rayonnement de la France, comme des autres pays d’Europe.

Mais l’observation de la réalité des choses m’oblige à constater que la construction européenne, hélas souvent par la faute de nos propres gouvernants, ne prend pas ce chemin : l’Europe devrait nous rendre plus forts, elle a tendance à nous affaiblir en nous niant. En effet, la France a moins pêché ces 15 dernières années par son inflexibilité dans le grand marchandage des concessions européennes, que par la mauvaise habitude de ses élites - peut-être animées par un sentiment de culpabilité vis-à-vis de la sempiternelle accusation de « l’arrogance française » - de renoncer plus que les autres pays à la défense des intérêts nationaux. Tout cela au nom d’un « intérêt supérieur européen » tellement indéfini, tellement évanescent, que son invocation à tout bout de champ finit par ressembler à un slogan incantatoire vide de sens, à une sorte de spleen politique un brin masochiste.

Tout cela pour quels résultats ? La France est-elle plus forte et mieux écoutée parce qu’elle sacrifie davantage que les autres ses intérêts propres, parce qu’elle « montre l’exemple » en matière de concessions européennes ? Bien sûr que non ! Dernier exemple en date : en acceptant en bloc, sous le faux-nez d’un traité prétendument « simplifié », la Constitution européenne voulue par l’Allemagne d’Angela Merkel au nom de ses intérêts nationaux bien compris, Nicolas Sarkozy n’a strictement rien obtenu - par exemple - sur le terrain de la réforme de la Banque centrale européenne pour un euro au service de la croissance ou sur celui du libre échange déséquilibré avec les puissances émergentes. Pire, il a accepté la fin de la parité entre la France et l’Allemagne au Conseil européen, remettant en cause le socle de la réconciliation historique entre les deux pays et un facteur essentiel, qu’on le veuille ou non, de l’équilibre européen. Moralité : ce n’est pas en s’abaissant que l’on se fait respecter et entendre d’autrui ! Il faut admettre que ce propos de simple bon sens lorsqu’il s’applique aux relations entre individus, a parfois une part de vérité, toutes proportions gardées, dans le champ des relations internationales…

D’ailleurs, la digne résistance de notre pays à l’intervention américaine en Irak en 2003, parfaitement comprise par nos concitoyens et de nombreux pays, n’a pu avoir lieu qu’au prix d’une division de l’Europe - ce que beaucoup nous reprochent encore aujourd’hui. Mais comment ignorer que le discours de l’unité nécessaire, de cette « union faisant la force », était alors au service d’une guerre d’agression injuste et absurde ? Ainsi, refuser l’otanisation de la défense française et européenne n’est pas pour moi un « repli frileux » sur une exception nationale éculée, ce n’est pas une lubie gaulliste.

La conclusion que je souhaite tirer de cet échange est double : d’une part, c’est en défendant ses intérêts et non en les bradant que la France fera in fine avancer sa propre vision de l’Europe, indépendante, humaniste et écologique. D’autre part, il est certes souhaitable de rechercher des coopérations européennes, mais pas au prix de notre abaissement - ce que nous sommes précisément censés vouloir prévenir grâce à l’Europe ! Vous le savez autant que moi, il est des crises salutaires. D’ailleurs, la principale politique communautaire qui a fait ces preuves ces dernières décennies, la PAC, a vu le jour grâce à l’intransigeance du général de Gaulle et à sa politique de la chaise vide.

Au fond de tout, je souhaiterais inviter dans notre conversation un tiers gaulliste qui, s’exprimant précisément à propos de l’Allemagne, avait déclaré : « Une fois de plus, il nous faut considérer le monde tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit. » Il s’agit de Philippe Séguin, lors de son Discours pour la France de mai 1992. Le gaullisme, n’est-ce pas cela en effet : l’acceptation de la réalité comme elle est, afin de tenter de l’infléchir ? Alors oui, nous avons besoin de l’Europe comme d’un multiplicateur de puissance, mais pas de n’importe quelle Europe…

25.04.2008

Réaction à l'émission "En Direct de L'Elysée"