16.07.2008

Si les Irlandais revotent, n’hésitons plus et faisons revoter pour l’élection du Président de la République Française !

Le bras de fer entre les peuples européens et les dirigeants eurobéats continue. En effet, Nicolas Sarkozy a annoncé aujourd’hui à l’Elysée, devant les députés UMP, que « les Irlandais devront revoter » sur le traité de Lisbonne, lequel n’en finis pas de mourir.

En parallèle, tous les spécialistes inféodés à la technocratie bruxelloise cherchent un moyen efficace pour contourner le « NO » de ce peuple souverain.

Le président en exercice de l’UE se rend-il compte de ce qu’il est en train de faire ? De l’impasse dans laquelle il conduit l’Union européenne ?

Quand on ne respecte pas le suffrage universel, on perd toute légitimité politique et donc toute capacité d’action collective.

De plus, si l’on remet en cause l’expression du suffrage Irlandais, alors quid du suffrage français de 2007 ? En quoi ce dernier serait-il plus légitime que celui de nos voisins irlandais ? On le voit bien, avec ce type de raisonnement, la démocratie se retrouve vidée de sa substance.

Ainsi, c’est la belle idée européenne, elle-même, qui se trouve menacée par cet entêtement contraire aux valeurs démocratiques élémentaires.

Les élections de juin 2009 constitueront le référendum refusé aux peuples par Nicolas Sarkozy.

24.06.2008

Après le non irlandais, les langues commencent aussi à se délier dans les médias…

Le coup de force du traité « simplifié »

Les Echos, 20 juin 2008 A quoi bon invoquer la démocratie si on croit que les électeurs ne voient pas ce qui crève les yeux ? Ce qui est en train de vider de son contenu la construction européenne, traité de Lisbonne ou pas, n’est pas un déficit de démocratie. Le problème inquiétant est que, lorsqu’on la met en pratique, on ne sait plus à quoi sert la démocratie. L’interprétation qui fut donnée il y a trois ans par tous les gouvernements européens - mais aussi par la grande majorité des médias - des référendums français et néerlandais qui enterrèrent le projet de Constitution en est la parfaite (et triste) illustration. La même cécité mentale est en train de se reproduire à propos de celui qui vient d’avoir lieu en Irlande. Le point commun des commentaires tant officiels que médiatiques est de se cantonner dans une analyse sociologique des votes. Cela conduit, sous prétexte d’objectivité, à introduire subrepticement une hiérarchie entre les électeurs. Exemple caricatural de cette dérive, les « nonistes » de tout poil étaient récemment présentés dans un grand journal du matin comme « l’addition des mécontents, aux motivations disparates et contradictoires ». Dans la même veine, on découvrirait (peut-être) que, parmi ceux qui font appel systématiquement au recours d’un psy, le vote négatif est plus fréquent que le vote positif. Quel qu’en soit par ailleurs l’intérêt, ces différentes grilles de lecture n’ont absolument rien à voir avec la nature du problème posé. En participant à une consultation électorale, quelle qu’elle soit, les citoyens accomplissent un acte politique. La conscience politique est indépendante du niveau des connaissances et du positionnement dans la société. Jusqu’à une époque récente, elle était en France plus développée à gauche qu’à droite, dans le peuple que dans la bourgeoisie bien-pensante. L’exercice de la démocratie repose tout entier sur cette hypothèse : toute élection revenant à poser une question politique (comment conduire les affaires de la cité ?), il est supposé que l’électeur lui donnera une réponse politique. Feindre de confondre son jugement avec ses états d’âme est un déni de politique. Le traité de Lisbonne est calqué sur feu le projet de Constitution. Où s’exercera la démocratie en Europe ? Le texte répond : partout ! Mais il se contredit. Quelques semaines avant sa mort, Raymond Barre déclarait en substance : au mieux, l’Europe formera une confédération d’Etats. Et si les peuples, quand l’occasion leur est donnée de s’exprimer sur le sujet, avaient déjà tranché dans ce sens ? Certains diront que les peuples sont en retard. Où sont les combattants d’arrière-garde ? En quoi a consisté la relance du processus européen que Nicolas Sarkozy s’est attribuée, mais qui doit beaucoup à la diplomatie d’Angela Merkel ? Le « rapport d’information » présenté le 8 janvier de cette année à l’Assemblée nationale par le député UMP Pierre Lequiller en décrit bien l’esprit (pour mieux l’approuver). Le président de la délégation de l’Assemblée nationale pour l’Union européenne part de l’idée que, dans son état actuel (codifié par le traité de Nice du 11 décembre 2000), le système de décision est affecté d’une « excessive rigidité ». Comme il se doit à ce propos, le rapporteur dénonce à son tour ce qu’il appelle « l’exigence d’un très haut degré de consensus », laquelle, selon lui, « freine indéniablement l’Union et affadit ses actions au moment même où le besoin d’Europe devient criant et appelle des choix ambitieux et efficaces. Il n’est ainsi pas possible aujourd’hui d’avancer substantiellement vers une gestion commune de l’immigration dans un système qui fait tant de place à l’obstruction des moins volontaires ». Allusion à la part supposée trop grande accordée au principe de l’unanimité. Pas besoin d’être du camp des souverainistes, ces rêveurs, pour mettre en doute l’alpha et l’oméga de la doctrine à dominante fédéraliste : par définition, toute extension du domaine où les décisions sont prises à la majorité qualifiée est une « avancée » dont on doit se réjouir. Outre le fait que l’électeur de base est ainsi appelé à se réjouir du recul de sa capacité d’influence (selon les cas, supprimée ou diluée), l’argument est entaché de contradictions. D’abord, tout ce qui s’est fait de grand et de moins grand au sein de l’UE l’a été par consentement mutuel. Le traité de Lisbonne le reconnaît à sa manière : le Conseil européen (chefs d’Etat et de gouvernement), l’organe d’impulsion, continuera à fonctionner sur la base du consensus. Ensuite, les pays qui risqueraient d’être mis en minorité sur les questions d’importance (l’immigration par exemple) ont déjà obtenu la clause d’« opting out ». Ils (Royaume-Uni, Danemark, etc.) ont obtenu une dérogation. Dérisoire, mais dangereuse, apparaît la démarche qui a conduit (entre autres) Nicolas Sakozy à proposer un traité qu’il est le seul à qualifier de « simplifié ». Il a repris sans modifications (sauf, le cas échéant, pour les renforcer) les « remèdes efficaces et ambitieux » qui figuraient dans le projet de Constitution, en les présentant sous un autre nom de consonance moins constitutionnelle (le ministre des Affaires étrangères de l’Union est appelé « haut représentant »…). Le coup de force a consisté à supposer comme allant de soi que « les motifs de refus n’ont pas porté sur les institutions à proprement parler » (rapport Lequiller). Mais le coeur du projet de Constitution, c’était précisément des institutions centrales beaucoup plus puissantes, mais pas forcément plus ordonnées. L’Union sera pourvue non pas d’un mais de deux présidents : celui du Conseil européen et celui de la Commission). Le Parlement et la Commission seront installés en même temps pour cinq ans. Ils formeront un bloc de caractère fédéral, par construction en concurrence avec les autorités nationales. Tout cela se retrouve tel quel dans le traité de Lisbonne soumis à ratification. Il est écrit dans le rapport déjà cité que « le Parlement européen devienne pleinement colégislateur n’a guère fait couler d’encre. Au fond l’architecture institutionnelle est, avec la Charte des droits fondamentaux, la partie de la Constitution qui a le moins fait l’objet de critiques et, par conséquent, de rejet [par le référendum de mai 2005] ». Seulement voilà, les électeurs lambda s’expriment non pas avec de l’encre, mais avec un bulletin déposé dans l’urne. Sur un point, ils ont pu être abusés : sur la charte. Les dispositions sur le « droit au mariage » sont dictées par le lobby homosexuel (gageons qu’il ne représente pas la majorité de cette minorité sexuelle). Il y est aussi question du « droit des enfants ». Quel recul de la civilisation. Depuis l’Antiquité, il était admis que les relations de parenté étaient régies non pas par le droit mais par l’amour.

PAUL FABRA

07:24 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : non, irlande

22.06.2008

LCI:NDA Invite de Christophe Barbier

16.06.2008

Circulez, il n’y a rien à voir !

Le vendredi 13 juin 2008 marquera l’histoire de l’Europe. Un peuple libre, profondément attaché à son indépendance malgré la campagne d’intimidation de ses voisins et de ses dirigeants, a clairement refusé ce traité incompréhensible et dangereux pour sa démocratie nationale. Je me souviens des sourires entendus y compris chez ceux qui avaient en 2005 défendu le NON en France quand je suis revenu d’Irlande le 29 mai dernier « Ce pauvre Dupont-Aignan, comment peut-il y croire encore ? »

Dans la vie politique quand l’essentiel est en jeu, il faut pourtant toujours persévérer. Le NON l’a emporté en Irlande, comme en France d’ailleurs en 2005, car là-bas des femmes et des hommes libres ont eu le courage de défendre leurs convictions, leur idée de leur pays plutôt que les intérêts propres.

Il suffisait hier d’écouter les radios et les télévisions pour remarquer qu’une fois de plus la plupart de nos élites n’avaient rien compris. La déclaration de M. Barosso symbolise ce mépris du peuple et de la démocratie.

Circulez, il n’y a rien à voir ! Un mélange d’Ancien Régime et de réflexe brejnévien.

L’argument sur la disproportion entre le refus des 4 millions d’Irlandais et la ratification probable dans 26 pays représentant 490 millions d’habitants ne tient pas un instant. Ces 26 ratifications ne sont que parlementaires, les peuples étant volontairement court-circuités. Le processus est ILLEGITIME. La preuve, les parlementaires français et hollandais ont voté un texte quasi identique à celui rejeté massivement par les peuples des deux pays.

En vérité, les dirigeants européens ont bâti un système politique hors sol, sans responsabilité démocratique. Messieurs Barosso et Trichet en sont les purs représentants. Les chefs d’Etats et de gouvernements épousent cette dérive oligarchique par inconscience ou intérêt. Mme Merkel y voit l’Allemagne accroitre son système d’influence. Nicolas Sarkozy imagine rendre inéluctable en France le modèle anglo-saxon qu’il chérit. Pour la vie des peuples, leur pouvoir d’achat, leur emploi, leur alimentation, leur environnement, qu’importe la réalité, la propagande est chargée de faire croire que tout va bien.

Mais les faits sont têtus … les citoyens, et c’est le miracle de la démocratie, comprennent bien que cela ne marche pas. Ils voient bien que le système sert les intérêts de certains plutôt que ceux du plus grand nombre : OGM imposés en plein champ, délocalisations d’Airbus aux Etats-Unis, Euro surévalué, pêcheurs sacrifiés, les exemples ne manquent pas !

Mais puisque les dirigeants ne veulent pas ouvrir les yeux, à nous, lors des élections européennes de juin 2009, de convaincre les peuples d’Europe qu’une autre voie est possible. Le combat continue.

NON en Irlande : Débat Lamassoure/NDA

13.06.2008

Traité de Lisbonne: L'Irlande plébiscite la démocratie

01.06.2008

Les Irlandais vont-ils sauver l'honneur de la démocratie en Europe ?

Hier j’ai passé la journée à Dublin. En ce troisième anniversaire du vote des Français, il me paraissait naturel d’aller convaincre les Irlandais de leur rôle historique.

Je leur ai dit de ne pas avoir peur de voter comme le leur dicte leur conscience, en gardant à l’esprit qu’une très large majorité de citoyens en Europe, privés de référendum, ne leur en voudrait pas de rejeter Lisbonne mais, au contraire, leur en serait reconnaissante.

C’est en effet à ce peuple qui a conquis si chèrement sa liberté, qu’il revient de donner le coup de grâce de ce Traité de Lisbonne imposé par les dirigeants européens aux citoyens qui n’en veulent pas.

J’ai retrouvé la même ambiance qu’à Paris lors de la campagne référendaire française il y a trois ans : d’un côté, le rouleau compresseur de la propagande, la débauche de moyens pour le Oui, de l’autre, une multitude de petites organisations où des militants avec de faibles moyens mais un enthousiasme extraordinaire parcourent le pays en tous sens.

A Dublin aujourd’hui, comme à Paris hier, on sent un peuple partagé. Aimant l’Europe, inquiet d’être accusé de l’abîmer par un vote de refus, mais voulant aussi conserver son identité, sa liberté, sa démocratie, et ne comprenant pas pourquoi il devrait accepter de se voir imposer cette sorte de tout ou rien.

En vérité, dotés d’une grande conscience politique et du souvenir encore très récent du prix de leur liberté, les Irlandais veulent, comme les Français et les Hollandais il y a trois ans, choisir leur Europe, en dessiner les contours, en maîtriser les politiques.

Les dirigeants européens prisonniers d’une fuite en avant dont ils sont les premiers responsables, n’ont pas compris que le débat n’était plus entre l’Europe et le refus de l’Europe mais sur la manière de la construire et de l’articuler avec les nations. Leur chantage ne passe plus car leur prétendue « Europe » dénature l’idéal dont ils réclament. Ils le savent, d’ailleurs, puisqu’ils refusent de consulter les peuples et n’hésitent même plus, le cas échéant, à bafouer ouvertement le suffrage universel lorsqu’il parvient à s’exprimer.

Aujourd’hui le choix est simple. Soit les Irlandais auront le courage de dire NON et ils rendront service à la construction européenne qui sera alors obligée d’être refondée sur des bases saines, soit le OUI l’emportera n’offrant qu’un court répit à une Constitution qui s’effondrera dans une crise beaucoup plus grave.

Le 12 juin le destin de l’Union européenne sera scellé et la crise la plus grave ne viendra pas du NON mais du OUI.

23.05.2008

Debout l’Irlande !

Dupont-Aignan (DLR) en Irlande le 29 mai pour soutenir le « non » au référendum

22/05/2008 17h12 GMT - PARTIS-DLR-UE-IRLANDE-RÉFÉRENDUM - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 22 mai 2008 (AFP) - Le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) célébrera à Dublin l’anniversaire du rejet de la Constitution européenne par les Français, en soutenant le « non » au référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, a-t-il annoncé jeudi.

M. Dupont-Aignan se rendra à Dublin le 29 mai, trois ans pile après le « non » français à la Constitution, à l’invitation de la branche irlandaise de EUDemocrats.

Ce parti européen regroupe des courants hostiles au traité de Lisbonne. Debout la République, devenu parti politique après la rupture de M. Dupont-Aignan avec l’UMP, en est la composante française.

Le député tiendra également la veille une conférence de presse à Paris sur les futures élections européennes.

Il évoquera notamment le lancement d’une « souscription nationale » pour financer des listes « indépendantes des partis ayant voté la ratification parlementaire du traité (de Lisbonne) et de leurs alliés ».

Le Mouvement pour la France, le parti de Philippe de Villiers, a de son côté indiqué qu’il commémorerait le rejet de la Constitution européenne par une conférence de presse le 28 mai à Paris autour de deux députés européens, Patrick Louis (MPF) et Paul-Marie Coûteaux.

Un pique-nique de soutien aux « nonistes » irlandais doit avoir lieu le 28 mai au soir à Paris devant l’ambassade d’Irlande, à l’appel de proches du MPF.

Philippe de Villiers a annoncé son intention de se rendre en Irlande avant le référendum, qui aura lieu le 12 juin. Mais la date de son déplacement n’est pas encore fixée, selon le MPF.