23.05.2008

Debout l’Irlande !

Dupont-Aignan (DLR) en Irlande le 29 mai pour soutenir le « non » au référendum

22/05/2008 17h12 GMT - PARTIS-DLR-UE-IRLANDE-RÉFÉRENDUM - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 22 mai 2008 (AFP) - Le député non-inscrit Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) célébrera à Dublin l’anniversaire du rejet de la Constitution européenne par les Français, en soutenant le « non » au référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, a-t-il annoncé jeudi.

M. Dupont-Aignan se rendra à Dublin le 29 mai, trois ans pile après le « non » français à la Constitution, à l’invitation de la branche irlandaise de EUDemocrats.

Ce parti européen regroupe des courants hostiles au traité de Lisbonne. Debout la République, devenu parti politique après la rupture de M. Dupont-Aignan avec l’UMP, en est la composante française.

Le député tiendra également la veille une conférence de presse à Paris sur les futures élections européennes.

Il évoquera notamment le lancement d’une « souscription nationale » pour financer des listes « indépendantes des partis ayant voté la ratification parlementaire du traité (de Lisbonne) et de leurs alliés ».

Le Mouvement pour la France, le parti de Philippe de Villiers, a de son côté indiqué qu’il commémorerait le rejet de la Constitution européenne par une conférence de presse le 28 mai à Paris autour de deux députés européens, Patrick Louis (MPF) et Paul-Marie Coûteaux.

Un pique-nique de soutien aux « nonistes » irlandais doit avoir lieu le 28 mai au soir à Paris devant l’ambassade d’Irlande, à l’appel de proches du MPF.

Philippe de Villiers a annoncé son intention de se rendre en Irlande avant le référendum, qui aura lieu le 12 juin. Mais la date de son déplacement n’est pas encore fixée, selon le MPF.

21.05.2008

Turquie : la présidence française de l’UE ne fera rien contre les négociations d’adhésion

Turquie : la France « n’a pas l’intention de briser la négociation »

Le secrétaire d’Etat aux affaires européenne Jean-Pierre Jouyet a annoncé que la France n’entraverait pas le processus d’adhésion de la Turquie durant sa présidence de l’Union durant le deuxième semestre 2008. M. Jouyet affirme que la France « n’a pas l’intention de briser le processus de négociation actuellement en cours ». En réponse aux inquiétudes du ministre des Affaires étrangères Turc Ali Babacan – qui espère que la présidence de la France ne sera pas synonyme d’un ralentissement du processus d’adhésion de son pays – M. Jouyet souligne que la présidence française se voudra « objective, impartiale et réfléchie ». Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont débuté en 2005 et six des trente-cinq chapitres ont été ouverts et reçu l’approbation de Bruxelles. Pour sa part, le commissaire à l’élargissement de l’UE, Olli Rehn, a insisté sur le fait que « les négociations sont lentes mais continuent, même si elles pourraient être plus rapides. Les négociations dépendent de l’avancement des réformes légales et démocratiques mises en place dans le but de créer une société plus ouverte ». Cet « intérêt des 27 », distinct de celui du Président, consisterait selon Jouyet, à laisser ouvertes deux « voies pour la Turquie » : l’adhésion ou un partenariat privilégié, option toutefois totalement exclue par Ankara et Bruxelles. La difficulté pour Nicolas Sarkozy, est de ne pas décevoir l’électorat turco-sceptique, majoritaire en France, et qui a contribué à le faire élire, tout en ne désavouant pas la position pro-turque de ses ministres de gauche M.M Kouchner et Jouyet, qui plaident pour l’adhésion. Le président aurait donc accepté l’amendement de deux de ses fidèles, Frédéric Lefèvre proposant de rendre obligatoire un référendum pour les pays n’étant pas « géographiquement » en Europe, et Patrick Devedjian (secrétaire général de l’UMP) qui veut maintenir le référendum obligatoire pour toute adhésion de pays « non européens ». L’Assemblée commence cette semaine l’examen du projet de révision constitutionnelle.

Lundi 19 Mai 2008

Source : observatoire de l’Europe