14.12.2008
Traité de Lisbonne : L'impasse européiste
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29.11.2008
Contrôler les esprits plutôt que convaincre
Par Nicolas Dupont-Aignan,
Au moment où Debout la République franchissait avec un incontestable succès l’obstacle de son Congrès fondateur, rassemblant dimanche dernier plus de 1000 personnes à la Mutualité, la petite politique, médiocre et mesquine, continuait à aller bon train.
Réaction de l’UE face à la crise, loi sur l’audiovisuel et travail dominical, ponctuaient une semaine qui, décidément, avait décidé de ressembler aux précédentes.
Le « plan de relance européen », comme l’ont pompeusement baptisé certains observateurs pour sauver la face de l’Europe supranationale et ménager l’Allemagne (qui porte une écrasante responsabilité dans ce fiasco), est une pure vue de l’esprit.
Pour l’essentiel, il n’est, en effet que l’addition des plans de relance nationaux qu’à défaut de vouloir démultiplier en les coordonnant, on se contente d’additionner, comme on ajoute des carottes et des choux fleurs, en les emballant dans un joli papier cadeau bleu étoilé.
Il est très dommage que l’Europe n’ait pas voulu saisir cette chance historique qui lui aurait permis d’affirmer son efficacité et, partant, sa légitimité. Quels effets gigantesques aurait eu un vrai plan de relance européen, mobilisant en les articulant les ressources nationales et recourant en même temps à un emprunt européen massif, par le biais de la BEI !
Mais, pire encore, l’Europe bruxelloise empêche les Etats-nations de palier sa propre incurie, en maintenant « en tendance » l’objectif des contraintes de Maastricht, auxquelles les pays-membres devront dès 2011 se conformer à nouveau… En clair : « Relancez autant que vous voulez, mais pas trop, pas trop longtemps et puis… soyez sous les 3% dès 2011 ! » Dans le genre contradictoire et paralysant, on ne saurait mieux faire. A nouveau l’UE ne fait pas, fait mal et empêche les Etats de faire. Et il y en a encore qui prétendent pompeusement que « l’union fait la force »…
La réforme de l’audiovisuel public vaut, elle aussi, son pesant de mensonge et de mystification. Certes, il est louable de vouloir mieux gérer la télévision publique en rationalisant ses structures. Il est également souhaitable de supprimer une partie de la publicité de ses antennes, ainsi que DLR l’avait réclamé, à tout le moins pour les publicités alimentaires durant les programmes pour les enfants et les jeunes.
Mais bien sûr, pour être cohérent, cela implique une réelle mobilisation de moyens pour compenser les pertes de ressources - voire les remettre à niveau (par rapport à la BBC britannique ou à la ZDF allemande) – afin de maintenir et même redresser la vocation qualitative de la radio-télévision française.
Mais hélas, rien de tout cela dans la politique de l’Elysée : une recherche presque « punitive » de compression tous azimuts de la dépense publique, conjuguée à la volonté de faire plaisir aux amis du Président (auxquels, cette fois, sera offerte sans contrepartie réelle la manne publicitaire prise à France Télévision) et assortie, en l’espèce, d’une volonté de mise au pas sans précédent des médias. Comment comprendre autrement l’acharnement de Nicolas Sarkozy à vouloir nommer personnellement le futur directeur unique de France Télévision ? Comme si, à défaut de pouvoir convaincre les esprits, on cherchait purement et simplement à les endoctriner… Espérons que les journalistes de France Télévision, de radio France (mais aussi ceux de l’AFP, prochains sur la liste) sauront se mobiliser pour empêcher ce nouveau recul, majeur celui-là, de notre démocratie !
Enfin, que dire de l’instauration du travail dominical ? Le bon sens comme l’analyse plus poussée des choses conduisent à en rejeter le principe même, à quelques très rares exceptions près. C’est bien pourquoi tant de parlementaires UMP et Nouveau Centre ont finalement déterré la hache de guerre contre le gouvernement. Ces parlementaires courageux - excédés ? – ne doivent pas se laisser impressionner par les menaces des ténors de la Sarkozie, car une immense majorité de Français les soutient. Ils ont bien compris qu’on ne fera pas plus de croissance avec cette mesure, qu’on ne s’en tiendra pas dans les faits à une démarche reposant purement sur le volontariat, mais qu’on déstructurera un peu encore une société déjà mise à rude épreuve par la crise naissante…
Ainsi donc, la semaine écoulée a ressemblé à celles qui l’ont précédée : l’impuissance publique mène à la démagogie et la démagogie, à la volonté de contrôler les esprits. Mais tout cela aura une fin. C’est à cette fin, pour que la France connaissent enfin le nouveau départ auquel ils aspirent, que Debout la République contribuera désormais en tant que formation politique à part entière.
A très bientôt.
09:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : esprits, nda, sarkozy, ump, dlr
15.11.2008
Congrès du 23 novembre : ils répondent « présents » !
Compagnons de route de la première heure, gaullistes de toujours fidèles à leurs convictions, républicains qui n’abandonnent pas, citoyens de bonne volonté qui veulent que les choses changent enfin, ils sont nombreux à avoir bâti Debout la République par leur travail d’élus, de militants et de sympathisants. Plusieurs d’entre eux témoignent du sens de leur engagement et du pourquoi de leur présence à la Mutualité, le 23 novembre.
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Christine Annoot, Président départemental du Calvados, Adjoint au Maire de Lisieux, chargé des affaires sociales
Parce que je me suis toujours fait une certaine idée de la France et de la République et que je ne peux me résoudre à voir notre pays et notre République menacés de s’éteindre, je me suis dès 1999 engagée auprès de Nicolas Dupont-Aignan.
Et si je suis encore là 10 ans après c’est que mes convictions n’ont pas faiblies et que la tâche ne me fait pas peur. Et la tâche qui nous attend n’est pas facile.
Elle n’est pas facile parce que le projet France construit génération après génération, siècle après siècle est en panne.
Le résultat est aujourd’hui évident : la République, moteur et ciment de l’unité nationale, de notre volonté de vivre ensemble est cassée.
Alors parce qu’en démocratie il y a toujours une autre politique possible, Debout la République s’est fixé pour objectif de présenter aux Françaises et aux Français un nouveau projet national.
Mon engagement, c’est qu’ensemble on redonnera un sens à l’homme, un sens à la vie de notre pays et à l’engagement politique :
dans une République rénovée, dans une France souveraine et une Europe indépendante
pour retrouver une croissance tournée vers l’emploi et non vers la spéculation boursière
pour rétablir la cohésion sociale et nationale. Tout est à repenser. Tout est à reconstruire. C’est cela qui me rend enthousiaste.
Thomas Mann disait : " être jeune, c’est être spontané, c’est oser ce que d’autres n’ont pas eu le courage d’entreprendre".
Debout la République est jeune. Nous sommes la relève, et la relève elle agira … pour ne jamais subir.
Jean-Pierre Enjalbert, Président départemental du Val d’Oise, Conseiller général, Maire de Saint-Prix
J’ai adhéré à Debout la République il y a plusieurs années car c’est le seul mouvement politique qui sait concilier une vision européenne et mondiale réaliste avec la nécessité de toujours de servir l’intérêt supérieur de notre pays. En devenant un parti à part entière, DLR va accroître son audience et la force de son message vers nos concitoyens. C’est une nécessité au moment où le désarroi des Français ne cesse de grandir.
Thierry Grégoire, Conseiller Municipal du Touquet Paris Plage - 62 - Délégué National & Président Départemental Union des Métiers de l’Industrie de l’Hôtellerie – UMIH
Ce Congrès fondateur sera un moment essentiel pour Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan, à cette date un signal fort sera envoyé à l’ensemble des français, de la classe politique et médiatique. Cet acte fondateur positionnera Debout la République comme une force politique alternative, moderne et forte de propositions lors des prochaines échéances électorales ; la diversité des adhérents ayant rejoint notre mouvement, sans cesse croissant, démontre l’attente, l’intérêt du projet et des idées porté par Nicolas Dupont-Aignan.
Au-delà des sensibilités et des clivages politiques, Debout la République doit être le catalyseur, le porte parole des 16 millions de français trahis lors du référendum de 2005 et de tous les français déçus de cette politique déréglé : la restitution de la démocratie aux citoyens, doit être notre leitmotiv.
Venez nombreux à notre congrès fondateur si vous voulez que votre voix soit entendue pour une France de demain meilleure, une France rassemblant toutes les énergies au service d’une vision à long terme pour notre pays, c’est pour cela que je soutiens Nicolas Dupont-Aignan.
Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public
C’est une grande satisfaction que de voir Debout la République s’ériger en parti politique à part entière et j’y adhère avec conviction. Cette formation est désormais la seule qui puisse accueillir les promoteurs du modèle républicain et des valeurs gaullistes, abandonnées et même directement menacées par les autres partis.
L’UMP n’est plus qu’une officine de marketing politique peuplée d’opportunistes prêts à tous les renoncements pour satisfaire leurs différentes clientèles. Ses dirigeants n’ont plus ni conviction ni ligne de conduite et girouettent dans tous les sens au gré de l’influence des médias, des lobbies et du marché.
La ratification parlementaire du traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel rejeté par référendum, suffit à démontrer le mépris dans lequel les principaux partis tiennent les décisions populaires tout en se gargarisant cependant du mot « démocratie ». Leur adhésion au communautarisme et à la discrimination positive (c’est-à-dire au passe-droit ethnique et sexuel), leur abandon à peine camouflé des principes de laïcité et d’égalité devant la loi et leur empressement à ratifier des traités qui consacrent la confiscation des pouvoirs nationaux par une Union européenne a-démocratique et fortement anti-républicaine les discréditent définitivement.
Il était urgent qu’apparaisse non pas un simple courant mais un réel parti orienté vers la restauration de la dignité de la France et la défense des valeurs républicaines. Ce sera chose faite le 23 novembre.
François Morvan, Vive la République
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut le rassemblement de toutes les bonnes volontés, dans un parti indépendant des machineries politiques vendues à l’oligarchie médiatique et financière en faillite.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il incarne la rigueur et la volonté au service de l’intérêt général, parce qu’il veut la démocratie par le peuple et pour le peuple.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce qu’il veut une France capable d’entraîner les nations européennes dans une nouvelle perspective.
Je suis avec Nicolas Dupont-Aignan parce que la crise globale de l’humanité exige l’imagination au pouvoir et que seuls l’amour de la liberté et le socle des valeurs républicaines peuvent la féconder.
Rachel Roussel, Secrétaire départementale du Var
J’ai pendant toutes ces dernières années suivi un homme politique qui défendait les valeurs de la famille, la probité en politique et la souveraineté nationale dans l’Europe des nations mais celui-ci a laissé tombé le flambeau que NDA a su reprendre avec panache et volonté.
Je retrouve chez lui, ce qui a motivé mon engagement initial dans un autre parti il y a une quinzaine d’années, qui sont toutes ces qualités d’homme de valeurs et de convictions, fidèle à un idéal avec en plus son attachement à l’esprit gaulliste.
Homme libre, humain, proche des gens, sincère et honnête mais aussi ouvert, moderne et constructif il représente pour moi le futur leader dont la droite française a besoin.
C’est pourquoi je soutiens donc NDA et DLR dans lequel je souhaite jouer un rôle actif.
Je serai donc présente au congrès fondateur de DLR du 23 novembre car ce sera pour moi la façon de montrer mon engagement tout en faisant participer les personnes que j’ai déjà commencé à rassembler dans le Var et qui ont envie de vivre l’aventure de DLR.
Ce congrès sera je l’espère une grande tribune pour diffuser nos idées et un renouveau de la vie politique en montrant qu’une autre voie est possible en dehors des appareils des grands partis et dans le respect des valeurs républicaines qui nous sont chères.
Laurent Seurot, Responsable national DLJ
Dans quelques jours se tiendra notre Congrès fondateur. Pour tous ceux qui, comme moi, sont engagés dans notre mouvement depuis un certain temps, c’est une grande date. Durant ces dernières années, nous avons traversé de nombreuses épreuves, parfois difficiles, et pourtant, nous sommes toujours là, plus nombreux et plus motivés que jamais !
Faire de Debout la République un authentique parti politique, c’est signifier à tout le monde que nous serons présents sur la scène politique pour longtemps et que nous jouerons, un jour ou l’autre, un rôle déterminant pour le destin de notre pays. En tant que responsable national de Debout les Jeunes, je reçois chaque jour des courriels de jeunes de toute la France, sensibles à nos idées et nos valeurs. Tous ces jeunes ont besoin d’un parti pour les représenter et pour faire entendre leur voix. Debout la République doit être ce parti !
Christine Tasin
Actuellement militante du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement, en Charente Maritime, je suis opposée à l’Europe anti-démocratique qu’on nous propose, j’ai milité pour le "non" au referendum de 2005 sur le T.E.C.E et, en février 2008, contre la ratification du Traité de Lisbonne, qui rend impossible une politique nationale alternative, avec un vrai projet de société, et donne des pouvoirs exorbitants à des hommes qui n’ont aucun compte à rendre au peuple.
Profondément laïque, j’ai milité en 2004 en faveur de la loi contre les signes religieux ostensibles à l’école et je fais partie, depuis août 2007, de la rédaction du journal en ligne Riposte Laïque, qui défend la laïcité contre les attaques de plus en plus virulentes des religions et, notamment, contre les attaques que subit l’égalité républicaine hommes-femmes, mise à mal par le port du voile imposé aux femmes, voile qui se multiplie d’une façon inquiétante dans notre pays.
J’assisterai au Congrès de Debout la République pour dire à quel point il me semble urgent que, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance, les républicains de gauche et de droite s’unissent pour construire un vrai projet républicain et restaurer notre souveraineté nationale confisquée par Bruxelles.
François-Xavier Villain, Député-Maire de Cambrai
Nicolas Dupont-Aignan et le mouvement Debout la République ont été de tous les grands combats pour la France et pour la République de ces dernières années. Nous le voyons tous les jours, ce n’est pas, à l’heure du tout-Europe et du tout-marché, une mince affaire ni une petite querelle !
C’est bien pourquoi j’ai toujours apporté mon soutien au combat gaulliste et républicain mené par Nicolas. Le Congrès fondateur de DLR sera à cet égard un temps fort de notre vie politique, celui qui verra enfin renaître un authentique mouvement défendant avant tout l’intérêt de la France et des Français, tout en proposant la seule politique européenne ouverte et réaliste : celle des peuples et des coopérations libres. Alors, retrouvons-nous le 23 novembre à la Mutualité !
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06.10.2008
1958-2008 : DLR rend hommage à la Vème République et appelle à renouer avec son esprit fondateur
Retrouvons l’esprit de la Vème République !
La discrétion qui entoure le cinquantième anniversaire de la Vème République est étrange. Comme s’il ne fallait pas rappeler trop fort les grands mérites d’une constitution que l’œuvre du temps ou le retour du régime des partis auraient peu à peu rabotés…
Le double tour de force de la Vème République léguée par le général de Gaulle est d’avoir :
réconcilié la France avec des institutions durables et consensuelles, après plus de 150 ans d’instabilité chronique, émaillés de révolutions ;
réconcilié la République avec un exécutif fort et stable, notamment assis sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct.
La grande force de la « Nouvelle République » mise en place en 1958, est ainsi d’avoir placé en son cœur la souveraineté populaire, laquelle selon le Général « se confond très exactement avec la démocratie ».
Mais cet esprit des institutions - c’est leur point faible - implique une pratique exigeante du pouvoir. Pour Charles de Gaulle, la force et la primauté de la fonction présidentielle nécessitaient en retour que son titulaire se soumette lui-même au peuple souverain et qu’il s’élève au-dessus des partis pour être le président de tous les Français. C’est bien entendu pourquoi le Général a démissionné de son mandat après l’échec du référendum d’avril 1969.
Mais tous ses successeurs n’ont pas fait preuve des mêmes scrupules : de révisions constitutionnelles en abandons de compétences à Bruxelles, la Vème République incarne désormais de moins en moins le peuple souverain. Au point que le Parlement a pu, dans un silence assourdissant, bafouer ouvertement le référendum du 29 mai 2005 en ratifiant un traité européen qui dépossède un peu plus les citoyens du pouvoir de décider de leur propre avenir.
La Vème République, pour retrouver la pleine adhésion des Français, doit s’attaquer aux dérives qui la minent :
en rétablissant la supériorité du référendum et sa pratique régulière, afin de confirmer l’adhésion des Français à l’action présidentielle ;
en permettant le retour d’un vrai multipartisme, le système bipartisan excessivement renforcé par le quinquennat et les réformes électorales récentes ayant tendance à étouffer la démocratie ;
en garantissant un réel pluralisme médiatique, la détention des grands médias par des groupes privés tributaires de la commande publique rendant celui-ci incertain ;
en établissant un vrai contrôle parlementaire sur les directives de Bruxelles et en limitant la boulimie de compétences de l’Union européenne ;
en rétablissant le septennat qui, à l’inverse du quinquennat, garantit une vraie respiration démocratique du régime en dissociant élection présidentielle et élections législatives.
La Vème République demeure l’une des meilleures inventions institutionnelles depuis 1789, mais une invention qu’il est urgent, en son cinquantième anniversaire, de remettre sur ses deux jambes si on ne veut pas la voir péricliter.
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président du parti gaulliste
Debout la République
Contact Presse : 06 65 12 12 34
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25.09.2008
Si le berger laisse entrer le loup dans la bergerie, c'est au berger qu'il faut demander des comptes !
Par Nicolas Dupont-Aignan,
Le Président de la République à la tribune de l’ONU a fustigé ceux qui, après s’en être mis plein les poches, refusent de payer la note. La remarque est juste. Mais cela peut-il suffire ?
Il faut surtout s’interroger sur la dérégulation généralisée qui a permis la multiplication des « déviances » bancaires et financières. Et là, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Nicolas Sarkozy, sauf durant la campagne présidentielle, fustiger la logique folle du toujours moins d’Etat, qui explique aujourd’hui pourquoi l’incendie se propage dans le monde entier à une telle vitesse et avec de tels dégâts !
Bien évidemment, la France ne peut pas tout, toute seule. Pour autant, qu’attend-t-on par exemple pour mettre à contribution les stocks options pour financer le RSA ? Cela suffirait à remplacer la taxe de 1,1% sur les épargnants français, dont l’immense majorité appartient aux classes moyennes et populaires !
De même, pourquoi avoir laissé les Caisses d’Epargne partir dans cette fuite en avant financière ? Les déboires de Natixis, dont l’aveuglement des prévisionnistes n’a d’égal que l’incroyable crédit que continue de leur prêter les médias spécialisés pour commenter la crise, sont à cet égard très choquants.
Pourquoi ne pas proposer des agences de notation publiques ? Pourquoi cette pusillanimité face à la Commission de Bruxelles à propos du nécessaire encadrement de l’activité des fonds spéculatifs, voulu aussi bien par Paris que par Berlin ?
Les propositions ne manquent pas pour moraliser et assagir les marchés. La Présidence française de l’Union aurait pu s’enorgueillir de proposer très vite à ses partenaires des premières décisions.
Mais plus important encore, il est urgent pour les Européens d’éteindre l’incendie avant qu’il n’entraîne une récession terrible en zone euro. Le paradoxe serait que les Américains, principaux responsables de la crise, l’exportent tout en la maîtrisant chez eux.
Sur ce terrain aussi, le silence de la France est assourdissant. Comment accepter le comportement de la Banque Centrale européenne qui, en maintenant des taux d’intérêt si élevés, étouffe davantage encore une reprise déjà malmenée par la conjoncture ? L’octroi massif de liquidités n’a pour le moment servi qu’à sauver la mise à des établissements financiers pourtant grands responsables de la crise, pas un centime n’a été déboursé pour soutenir l’économie réelle, l’emploi ou le pouvoir d’achat des Européens !
En France, en Allemagne, le taux d’épargne des ménages est important. Il faut s’appuyer sur cela pour restaurer au plus vite la confiance et éviter la récession. Tous les économistes le reconnaissent aujourd’hui. Il serait ainsi possible à l’échelle européenne de lancer un grand emprunt, style Pinay, qui permettrait de financer un programme de grands travaux, comme des projets industriels et environnementaux. Mieux, la Banque Européenne d’Investissement, garantie par les Etats membres de l’UE, pourrait s’endetter pour financer un tel plan Marshall. Ce serait au passage le meilleur moyen de revaloriser aux yeux des citoyens une construction européenne dont les dirigeants ne cessent de déplorer le discrédit, tout en s’interdisant d’en corriger les graves dérives.
Enfin, le fiasco du bonus-malus, qui a vu le président de la République faire machine arrière toute sur ses promesses écologiques, pose un double problème : de méthode d’abord, il aurait fallu poursuivre le Grenelle par des Etats généraux de la fiscalité écologique, transparents et ouverts à tous. Mais un problème de cap, aussi : Nicolas Sarkozy doit s’expliquer sur le sort qu’il compte désormais réserver à sa politique écologique ambitieuse, dont la France s’est prétendue la championne depuis un an et qui devait être exemplaire pour nos voisins, à l’heure de la présidence française de l’Union.
Mais il est sans doute plus facile de rechercher des boucs émissaires - surtout qu’on ne les trouvera jamais, puisque les responsabilités sont à tous les étages de ce système capitaliste fou - que d’exercer et assumer un pouvoir politique qui, seul, peut et doit changer la donne !
Car, comme le faisait remarquer malicieusement un banquier le 23 septembre 2008, après l’effondrement des marchés financiers et les déclarations de Nicolas Sarkozy demandant de sanctionner les responsables, « les responsables ne sont pas les marchés, dont la mission n'a jamais été le bien public, mais les États chargés d'édicter les règles du jeu ! » Et de les faire respecter, serait-on tenté d’ajouter…
Les vrais fautifs, ce sont les politiques qui ont accompagné, voire voulu, ce recul de la puissance publique qui, aujourd’hui, donne tant de pouvoir aux multinationales cotées en bourse. Ce sont eux les responsables du dépècement de la société par les entreprises privées. On ne peut pas accuser le loup d’entrer dans la bergerie pour dévorer les moutons, il est programmé pour cela. C’est bien sûr au berger qu’il faut demander des comptes, surtout si ce dernier a, en sifflotant, laissé toute grande ouverte la porte de la bergerie.
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20.09.2008
Philippe de Villiers veut rassembler les souverainistes, je veux rassembler la France du 29 mai 2005
A l’occasion des Universités de rentrée du Mouvement pour la France, beaucoup m’interrogent sur les appels du pied de Philippe de Villiers à DLR pour la constitution de listes communes en juin 2009.
Au risque de décevoir les amateurs de « tambouille » électorale, à quoi servirait de vouloir rééditer 1994, 1999 et 2004 ?
Les Français ne veulent plus du folklore « euro ronchon ». Ils ne sont plus dupes des critiques des traités européens par ceux qui ensuite, une fois passées les élections, soutiennent les chefs d’Etat qui les ont signés.
Les temps ont radicalement changé. Un évènement majeur a eu lieu le 29 mai 2005, 55% des Français ont voté NON à la Constitution européenne. Quand comprendra-t-on que l’enjeu d’aujourd’hui n’est pas de mobiliser des souverainistes pour en faire « le flotteur droit » de Nicolas Sarkozy, mais de rassembler les Français autour d’un vrai projet de coopération européenne entre des nations respectées et maîtresses de leur destin.
L’élection européenne de juin 2009 est l’occasion historique de s’adresser à 16 millions de Français qui ont voté NON, sans oublier tous ceux qui regrettent d’avoir voté oui, et ont été trahis lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne. Nos concitoyens attendent désormais le plan B, seul capable de réconcilier l’idée européenne avec les Nations.
Pour ce faire, comme je vous l’ai indiqué dans mon discours de clôture des Universités de rentrée de Debout la République, il faut un grand rassemblement des républicains de droite comme de gauche. C’est à cette condition seulement que nous seront capables de convaincre les Français qu’une autre Europe est possible. Lors du Congrès fondateur de DLR, le 23 novembre prochain à la Mutualité, je présenterai les grandes lignes de ce projet. Alors, toutes celles et tout ceux qui s’y reconnaissent pourront, d’où qu’ils viennent, nous rejoindre.
14:19 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, dlr, mpf, mrc
DLR s’invite dans le débat parlementaire du 22 septembre sur l’Afghanistan
Afghanistan : la France doit obtenir un changement d’attitude des Etats-Unis ou revoir les conditions de son engagement
Une fois encore, la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a décidé de réduire au silence les députés non-inscrits en ne leur accordant aucun temps de parole lors du grand débat sur l’engagement de la France en Afghanistan.
Il est pourtant de tradition, pour chaque débat, d’octroyer 5 minutes de temps de parole aux non-inscrits. Mais, comme par hasard, sur les sujets cruciaux de l’Europe et de la politique étrangère, les usages républicains sont jetés aux orties !
Pour ma part, je voterai contre la prolongation de l’engagement, dans sa forme actuelle, de l’armée française en Afghanistan. J’assume en conscience ce vote pour deux raisons :
En premier lieu, l’action aujourd’hui menée par l’OTAN est totalement contreproductive, renforçant le terrorisme en faisant basculer chaque jour davantage les Afghans dans les bras des Talibans. On est ainsi très loin de l’opération légitime d’assistance au rétablissement de la paix menée par notre armée sous la présidence de Jacques Chirac, où la France jouait alors un rôle modérateur dans l’esprit du mandat de l’ONU.
En second lieu, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, une autre politique est possible et même nécessaire en Afghanistan. La France aurait dû en effet soutenir l’ONU, qui a récemment demandé avec le président KHARZAÏ une redéfinition complète de la stratégie des forces occidentales, afin que l’accent soit réellement mis sur la reconstruction du pays, l’afghanisation du conflit et la recherche d’une solution négociée avec les insurgés modérés.
Mais puisque les Etats-Unis restent sourds et aveugles à cette demande légitime de l’ONU, la France doit à nouveau cantonner le rôle de ses soldats à la stricte formation de l’armée afghane, comme le fait l’immense majorité des forces armées des 25 autres pays de l’Union européenne et préparer, à terme, son désengagement progressif de ce pays.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République
Contact Presse : 06 07 57 59 79
14:18 Publié dans actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dlr, parlement
15.09.2008
Conclusion et dernier tour de table
00:14 Publié dans video | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dlr, 2008, rentrée
Discours de Jean Pierre Antoni, Universités Rentrée 2008
00:13 Publié dans video | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dlr, 2008, rentrée
14.09.2008
Récession : l'aveuglement des élites médiatico-politiques
13:13 Publié dans video | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : média, dlr, politique




