06.06.2008

10 propositions pour une énergie pour tous !


Energie : 10 propositions pour sortir de l’impasse

Hausse du prix de l’essence, du gaz, de l’électricité, des produits alimentaires… les Français sont confrontés à une érosion dramatique de leur pouvoir d’achat.

Et nos compatriotes oscillent entre mécontentement, désarroi et résignation. Pourquoi ce qui a été possible pour alléger l’ISF ne le serait-il pas pour les professions frappées de plein fouet pas la flambée des prix des carburants ? A cet égard, les mesures annoncées aujourd’hui par le Gouvernement ne sont manifestement pas à la hauteur de l’enjeu.

J’avance avec Debout la République des propositions ambitieuses et concrètes qui permettraient enfin de sortir de l’impasse. Il s’agit de mesures à la fois à effet immédiat pour les professions sinistrées, à effet durable pour garantir dans le temps des prix corrects de l’énergie et à vocation structurelle pour parvenir à une moindre consommation énergétique.

Répondre à l’urgence :

- Exonérer, de manière dégressive, de TVA sur les carburants pendant 3 à 6 mois les professions surexposées à la flambée du prix de l’essence.

- Créer une Commission d’enquête parlementaire pour établir en toute transparence la vérité sur les causes de cette flambée des prix, les explications apportées par l’Etat-actionnaire, les pétroliers et les énergéticiens n’étant pas convaincantes. Pourquoi cette différence entre l’augmentation, largement amortie par le taux de change, du prix du baril de brut (de l’ordre de 15% en huit ans) et la flambée des prix des carburants – près de 70% sur la même durée pour la gasoil !

Garantir durablement des prix corrects et transparents aux Français :

- Garantir aux professions surexposées des prix réglementés des carburants et, à terme, à tous les Français.

- Rétablir d’ici là la TIPP flottante.

- Faire financer par l’ensemble des entreprises pétrolières intervenant en France, au prorata de leur chiffre d’affaire, une augmentation des capacités de raffinage du pays pour exercer une pression à la baisse sur les prix.

- Créer une commission nationale de fixation des tarifs réglementés des produits pétroliers, du gaz et de l’électricité, où siègeront les représentants de l’Etat, les énergéticiens, les élus et les associations de consommateurs.

Agir de manière structurelle pour diminuer la consommation de produits pétroliers et rétablir l’abondance d’électricité en France :

- Relancer l’industrie électronucléaire.

- Inciter fiscalement au remplacement des véhicules des particuliers et professionnels par des véhicules à basse consommation en carburant ou à énergie non-fossile.

- Déduire de la taxe foncière le coût d’acquisition d’équipements énergétiques à faible consommation en fioul ou fonctionnant aux énergies renouvelables.

- Mettre en œuvre une diplomatie efficace vers les grands pays producteurs d’hydrocarbures susceptibles de fournir la France à moindre coût (Russie, Venezuela,…), pour assurer au pays des contrats à long terme avantageux.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député gaulliste de l’Essonne

Président de Debout la République

Revue de presse

La BCE prête à relever ses taux en juillet pour contrer l'inflation

 

Le pétrole rebondit avec la baisse du dollar

 

 

 

21.05.2008

« Je suis fier d’avoir voté contre ce texte »

OGM : leur mauvaise conscience rattrapera les députés qui ont voté le texte

Le scrutin très serré de ce soir montre, s’il en était besoin, combien la majorité à voté de projet de loi OGM en traînant les pieds.

Pour ma part, je suis fier d’avoir voté contre ce texte car je suis convaincu que, tôt ou tard, nos enfants nous reprocheront d’avoir négligé le principe de précaution pourtant inscrit dans la constitution.

Les députés ayant voté ce texte regretteront alors amèrement leur geste et ils seront rattrapés par leur mauvaise conscience.

Debout la République continuera à combattre la dissémination inconsidérée des OGM dans nos campagnes, que vient d’imposer la Commission de Bruxelles à une classe politique inconséquente.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste de l’Essonne Président de Debout la République

"Moi tu sais, je vis au jour le jour"

Cet après-midi j’étais dans l’hémicycle pour la discussion ultime du projet de loi sur les OGM. J’expliquais à un de mes collègues UMP, que je ne citerai pas par pudeur, pourquoi je voterais contre ce projet. Je lui indiquais qu’en l’absence de connaissances scientifiques suffisantes, il était irresponsable d’introduire des cultures OGM résistantes aux pesticides et aux antibiotiques qui pourraient se disséminer dans les champs.

Je lui expliquais aussi que la quasi-totalité des recherches sont payées par les semenciers et enfin que les tests n’étaient effectués que sur une durée de trois mois ce qui est insuffisant.

Il m’écoutait mais je sentais que son esprit était ailleurs. Il me répondit tout simplement : « oui, mais comment feras-tu pour rendre compétitif nos agriculteurs face à la concurrence des maïs OGM ? » Je lui ai répondu : protection des terroirs, agriculture biologique, diversité des territoires.

Un peu agacé, il partit en me disant : « de toutes façons moi je vis au jour le jour » !

Les quelques collègues qui nous écoutaient ont été estomaqués. Mais en vérité sa remarque fut très révélatrice de la manière dont se prennent aujourd’hui les décisions dans notre pays. Les Députés vivent au jour le jour, le gouvernement vit au jour le jour, le Président de la République vit au jour le jour !

D’ailleurs Madame Kosciusko-Morizet, que j’apprécie beaucoup par ailleurs, a eu le mot de la fin dans son discours. Elle a clairement dit : « le gouvernement vous demande d’adopter ce projet de loi pour transposer cette directive européenne sous peine d’amende mais le Ministre d’Etat Monsieur Borloo n’approuve pas cette directive et il a demandé à ses partenaires européens de la changer ».

Comprenne qui pourra, cette politique au jour le jour !

14.05.2008

OGM : du principe de précaution au principe de cohérence

Hier après-midi, je m’apprêtais à aller à l’Assemblée Nationale pour voter dans la nuit contre le projet de loi sur les OGM quand j’ai appris par la radio que les Députés présents dès le début de la séance avaient, par un vote historique, adopté la question préalable repoussant le débat prévu.

Quelle joie de voir peu à peu notre combat contre les intérêts de certaines multinationales soutenu par des Députés de la majorité comme de l’opposition ! Mais ne soyons pas dupes pour autant : il ne faut pas oublier, en effet, que ce sont les mêmes éternels partis politiques dominants, UMP, PS et centristes, collectivement responsables d’avoir laissé passé à Bruxelles la directive OGM en 2001, qui s’écharpent aujourd’hui devant les Français, trop souvent pour donner le change…

Quant à mon opposition à ce texte, il ne s’agit pas d’un refus de ma part des progrès de la science mais tout simplement d’une exigence minimum de prudence : le fameux principe de précaution.

Le gouvernement ferait bien d’entendre ce vote et de retravailler son dossier. L’enjeu est colossal.

Un enjeu scientifique car il faut poursuivre les recherches sur les OGM mais justement sans laisser cultiver en plein champs n’importe quoi.

Un enjeu de civilisation aussi. Quelle agriculture, quelle alimentation voulons-nous pour nos enfants ? Comment d’un côté prôner 20% de bio dans nos cantines et autoriser la culture en plein champs d’OGM pouvant présenter des résistances insoupçonnées aux antibiotiques ?

Un enjeu de pouvoir aussi. Qui décide quoi ? Allons-nous obéir à Bruxelles qui a pris la mauvaise habitude de se coucher devant semenciers américains allons-nous exercer notre libre arbitre dans la définition de notre politique de santé publique ?

La question des OGM est un test majeur de la sincérité gouvernementale sur le dossier du Grenelle de l’environnement : soit la majorité passe en force et s’en sera fini de l’espoir placé par des millions de Français dans ce Grenelle, soit le Président de la République et le Premier Ministre se rendent enfin à la raison, comprennent qu’il se passe quelque chose dans le pays, et prennent enfin leurs responsabilités.

Une fois encore, au-delà des grandes déclarations symboliques et des trémolos, le principe de cohérence sera le juge ultime de la politique gouvernementale.

11.03.2008

Réélection de NDA à Yerres : DLR salue le record 2008 de la municipalité (de plus de 20 000 habitants) la mieux élue de France

COMMUNIQUE DE PRESSE

Yerres décroche la palme de la municipalité la mieux élue des villes de plus de 20 000 habitants

La commune d’Yerres en Essonne (28 500 habitants), en élisant à 79,7% au premier tour des élections municipales la liste conduite par son Député-Maire sortant (Debout la République), Nicolas DUPONT-AIGNAN, remporte la palme de la municipalité la mieux élue des villes de plus de 20 000 habitants.

En effet, à l’exception de quelques communes à liste unique, Yerres s’est classée en tête des quelque 200 plus grandes villes de France par la proportion des suffrages apportées à sa liste victorieuse, de surcroît face à celle du parti socialiste.

Ce très beau score récompense une action d’intérêt local dans la durée, dans le souci de la meilleure gestion des deniers publics, dans la continuité du suivi des dossiers au plus près des habitants et le respect des engagements pris.

C’est cette conception de l’action politique, tant au plan local que national, que Debout la République défend à travers son projet pour notre pays.

Jean-Pierre ANTONI Secrétaire général de Debout la République

28.02.2008

Oui aux ruptures nécessaires, non à la transgression permanente !

Par Nicolas Dupont-Aignan,

A l’usage, il apparaît de plus en plus clairement que le président de la République ne peut s’empêcher d’exercer son mandat sur le mode d’un pouvoir très personnel et presque toujours à la limite de la transgression.

Transgression des usages républicains, des lois non-écrites de notre démocratie, des principes généraux parmi les plus consensuels,… comme si cette volonté de rupture, incontestable chez le président (et dont il faut encore attendre pour en mesurer les résultats concrets), ne pouvait s’exprimer que de manière systématiquement provocatrice et parfois même franchement transgressive.

Cette manie de la transgression, légitimement inquiétante pour une part croissante de nos concitoyens, s’est ainsi manifestée à propos de la réintégration de la France dans l’OTAN, de la scientologie et de la laïcité, de la Shoah, du salaire présidentiel, ou encore de l’échange de mots au salon de l’agriculture. Sur tous ces dossiers, pour certains essentiels, Nicolas Sarkozy est allé dans la mauvaise direction et avec une brutalité qui, quoi qu’il s’imagine, ne le rapproche pas des Français mais l’éloigne au contraire de la mission présidentielle qu’ils lui ont confiée.

Transgression aussi lors de la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, cette Constitution européenne refusée par le suffrage universel et à peine remaquillée : Nicolas Sarkozy était l’homme tout désigné pour bafouer la voix du peuple exprimée deux ans plus tôt. Une « divine surprise » pour les élites, politiques, économiques et médiatiques, ravies de laisser ainsi à ce président toujours en première ligne la responsabilité d’un « sale boulot » qu’elles répugnaient à endosser elles-mêmes devant les Français. Souvenons-nous ainsi du « lâche soulagement » que trahirent les propos de François Hollande, déclarant que le PS n’avait pas à s’opposer à la ratification parlementaire au prétexte que Nicolas Sarkozy avait été légitimement élu à la présidence de la République. Argument bien entendu inepte et parfaitement hypocrite, car à ce compte-là le PS n’aurait aucune légitimité à s’opposer à la majorité sur aucun dossier, ce qu’il ne se prive pourtant pas de faire sur la plupart des réformes…

Aujourd’hui cette tentation élyséenne de la transgression s’applique à la censure partielle par le Conseil constitutionnel de la loi de rétention de sûreté, lui interdisant tout effet rétroactif. Les élites, hier complaisamment silencieuses sur la remise en cause du résultat référendaire de 2005, poussent tout à coup des cris d’orfraie parce que le président veut à juste titre parvenir à la prise en charge durable des criminels pathologiques.

Mais ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy propose une mauvaise solution (le contournement du Conseil constitutionnel) qu’il ne pose pas un vrai problème. Son style provocateur risque ici d’enfermer ce vrai problème dans une alternative en forme d’impasse : soit prendre ses aises avec l’Etat de droit, soit laisser dans la nature des prédateurs qui n’attendent que de recommencer.

Cette opposition stérile doit conduire d’urgence à mieux poser le problème : ce qui manque à notre pays, c’est d’une part une Justice suffisamment dotée de moyens (par habitant, ils sont actuellement moitié inférieurs à ceux de la Grande-Bretagne !) et la reconstruction de fond en comble d’un système psychiatrique apte aussi à traiter les criminels malfaisants, lorsque c’est possible.

Ainsi, à force de focaliser l’attention sur la manière, on en oublierait le fond : la nécessité de plaider avec sérieux cette réforme, de délimiter rigoureusement les populations auxquelles elle devra s’appliquer, de lui allouer les moyens humains et matériels qui font tant défaut.

On peut suivre Nicolas Sarkozy sur certaines de ses intuitions de rupture, mais il est indispensable qu’il rompe avec lui-même, avec sa tendance permanente à la transgression qui non seulement n’est pas la condition des réformes, mais en est bien souvent l’ennemie.