23.04.2008
Marianne2: Nicolas Dupont-Aignan : le dernier des opposants ?
source http://www.marianne2.fr
Gaulliste indépendant, Nicolas Dupont-Aignan joue le réseau local contre une élite coupée des électeurs qui ont dit « Non » au référendum. Acharné, cet « opposant professionnel » est le poil à gratter d'une droite en train de se réveiller.
Mais la grogne qui monte à droite, dans l'électorat comme chez les élus, est du pain béni pour lui, qui l'élève au rang de contestateur en chef du Président. Nicolas Sarkozy, NDA le connaît depuis son entrée au RPR, en 1993. A l'époque, Sarko et sa bande le regardait déjà de travers quand il avait ravi à Karoutchi le poste stratégique de secrétaire aux Fédérations.
Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan ne pardonne pas au nouveau président de la République d'avoir déçu « l'espoir qu'il a suscité à droite » pendant la campagne. « En juin 2007, il avait une légitimité fabuleuse pour remettre en cause la pensée unique sur l'Europe à Bruxelles, peste-t-il. Mais sa vanité l'a emporté sur la raison. »
Nicolas Dupont-Aignan n'est pas d'accord : « je ne me fie pas au raisonnement de la Salle des Quatre Colonnes. L'un de mes plus gros atouts, c'est mon réseau local. » Au moins une fois par semaine, le député-maire d'Yerres se rend en province : Lorraine, Bretagne, Centre… Cette semaine, c'est Marseille et Toulon, où il espère pouvoir renforcer son parti qui compte un peu moins de 10 000 adhérents aux profils variés - chevènementistes, anciens RPR ou encore villiéristes - qui l'animent dans 72 départements.
Ecole Saint-Exupéry, promenade Barbara, Cinéma Paradiso… A Yerres, « NDA » a marqué la ville de ses goûts. Faites le tour de la bâtisse rococo de la mairie, fouillez-en les couloirs et retournez chacune des chaises, vous n'y trouverez pas un seul drapeau européen !
Envoyé un peu par hasard dans cette commune des Yvelines pour se présenter contre un maire socialiste réputé imbattable, il est élu dès le premier tour en 1995. « Mon premier miracle », confie-t-il. Le second fut son élection comme député en 1997, au second tour cette fois et d'une courte tête (50,4%).
Il préfère de loin la gestion de sa ville aux intrigues de parti. Ses premiers problèmes avec le RPR remontent à 1999, quand il s'oppose au traité d'Amsterdam - attitude jugée par ses coreligionnaires indigne du secrétaire national qu'il est alors. Toujours au sein du parti, il soutient la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes et devient secrétaire général adjoint de leur Rassemblement pour la France. L'aventure se termine au bout de trois mois et il revient au RPR, « la queue basse, pour assister au détricotage du parti gaulliste », se souvient-il.
Gaulliste : il défend bec et ongles cet adjectif que l'UMP lui dénie. Il faut dire que ses positions eurosceptiques lui attirent des voisinages un peu sulfureux. « Je suis un républicain, insiste-t-il. Je ne veux pas être amalgamé avec le souverainisme ringard de Villiers : je suis un progressiste ! »
Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple : « survivre jusqu'en 2012. » « Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai affilié à DLR : « Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs commencent à le connaître ! », ajoute-t-il. « Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne durant, « trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné.
Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal : « on a une élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure : cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la révolte. « Ca va finir dans la rue, toute l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence. Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer. » Pour l'instant, Nicolas Dupont-Aignan organise la résistance. Seul.
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02.01.2008
Marianne2: Pourquoi augmenter Sarkozy si Bolloré paie ses vacances ?
A l'inverse de Montebourg, Ségolène Royal et François Hollande ont touché juste : l'équipée égyptienne du président contredit ses engagements et révèle un président m'as-tu vu.
Je ne crois pas une seconde, contrairement à ce qu'ont pu soutenir Arnaud Montebourg et, sur un autre registre, Benoît Hamon, que le risque est de voir Nicolas Sarkozy empêtré dans les liens de service et de dépendance au bénéfice du milliardaire Bolloré. Certes, il y a mille manières d'être l'obligé de quelqu'un mais qui peut penser que l'un et l'autre seraient assez mal avisés pour s'aventurer, même du bout de la morale, dans une telle démarche ? Trop prudents ou trop intègres, je ne sais. En tout cas, placer la polémique sur ce terrain n'a pas de sens et permet à l'opinion de ne pas s'en soucier, tant la charge est perçue actuellement comme absurde.
Mais lorsque l'intelligence s'en mêle, c'est autre chose. On a beau dire, sur ce plan Ségolène Royal et François Hollande demeurent incomparables
Le second a parfaitement ajusté sa cible en dénonçant le mensonge présidentiel. L'augmentation du traitement du président était notamment destinée à lui faciliter le paiement de ses dépenses personnelles. On a constaté ce qu'il en était avec le voyage aux frais de Bolloré ! Une telle contradiction n'est pas dérisoire car elle manifeste le peu de crédit qu'on doit attacher aux engagements présidentiels pour ce qui concerne l'utopie, cyniquement avancée lors de la campagne, d'une République irréprochable.
Ségolène Royal comprend le poids de l'apprence
La première, dont la tenue, dans tous les domaines, est difficilement critiquable, a justement mis en cause les atteintes graves portées à la fonction présidentielle par la vulgarité ostentatoire et les gracieusetés luxueuses offertes à Nicolas Sarkozy. En effet, ce sont la grandeur et la dignité de ce poste éminent qui sont altérées et ce n'est pas rien. Ségolène Royal est peut-être la seule dans le monde politique, toutes tendances confondues, à comprendre, parce qu'elle a, quoi qu'on en dise, rigueur et éducation, l'importance de l'allure, le poids de l'apparence. Il est évident qu'on n'a pas à craindre que Nicolas Sarkozy rembourse Bolloré mais, profondément, le mal est déjà fait. Un président de la République ne saurait oublier qu'il est comptable non seulement de ses actes et de sa politique mais de la manière dont il s'inscrit, lui, dans l'espace public ou même privé, quand ce dernier est volontairement révélé et galvaudé
Etonnant comme cette nécessaire exemplarité non seulement passe au second plan mais n'est même pas invoquée. Cette carence signe subtilement le déclin d'une démocratie. L'intelligence de François Hollande et de Ségolène Royal a pour contrepartie la bêtise de ceux qui viennent défendre le comportement du président. Ils l'accablent en croyant le soutenir. Je pense notamment aux pitoyables répliques de Balkany et de Santini. Aucun des deux n'a même suggéré qu'il puisse y avoir une difficulté au niveau de l'image présidentielle. Lorsque l'amitié, l'inconditionnalité et la pauvreté de l'analyse atteignent de telles proportions, c'est la démonstration éclatante de la faillite d'un système devenu plus monarchique que républicain. Après le roi soleil, un président m'as-tu vu ?
Un président sans aucune tenue
Pourquoi y a-t-il cette répugnance à abonder dans le sens de Ségolène Royal ? Pas seulement, je le crains, à cause des clivages partisans mais en raison de la propension de tous à être si habitués à l'inéluctable dérive et dégradation des attitudes et comportements personnels que personne ne s'en préoccupe plus. Le savoir-vivre est tellement violé qu'il vaut mieux décréter son abolition et son inutilité plutôt que de tenter de l'infléchir dans le bon sens. Les idées succédanées des chagrins, comme l'a écrit Marcel Proust. On a un président qui n'a aucune tenue, sinon intellectuelle. On va sans doute théoriser de plus en plus le fait que c'est une chance pour la France.
Alors qu'une politique sans l'allure de celui qui l'inspire, c'est plus une frustration qu'une satisfaction. Il n'est pas commode d'être écartelé entre celui qui se prétend dans la lignée gaulliste et le personnage de Labiche, entre l'agitateur intellectuel, l'homme à tout faire et le rouleur de mécaniques.
Il est vain de conseiller le président sur ce plan. C'est sans doute la seule faille dans son agilité mentale et l'alacrité de son esprit. Plutôt que de ne pas renouveler l'épisode Bolloré et d'analyser les critiques, il fait l'inverse. Et c'est l'Egypte et c'est le pied de nez qu'il adresse aux donneurs de leçons légitimes.
Mais s'il gagne un temps, s'il s'amuse bien une seconde, c'est la France qu'il ridiculise.
Jusqu'en 2012, la France c'est lui !
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24.12.2007
Marianne2: «Le monde a besoin d'une France audible et crédible !»
Par J.M. Un Mariannaute belge revient sur la visite de Kadhafi en France et s'inquiète du devenir de notre démocratie avec un Président comme Sarkozy.
Je sais, en Belgique, on met des mois pour faire un gouvernement mais c'est peut-être un signe qu'on est encore en démocratie… Mais depuis l'Europe toute entière, Sarkozy ridiculise de plus en plus la France et cette semaine a marqué un sommet dans le ridicule en entendant Kadhafi donner des leçons de démocratie et de droits de l'homme à votre pays.
Pendant la campagne présidentielle en France, Nicolas Sarkozy avait de nombreux supporters sur les sites Internet belges. Que de fois ne lisait-on pas : « Sarkozy, voilà celui qu'il nous faudrait en Belgique! ».
Depuis quelques semaines, les articles publiés sur le Net en Belgique concernant Sarkozy ont beaucoup moins de succès et ses supporters ont pratiquement tous disparu ou, du moins, on ne les entend plus.
Sarkozy est en train de faire reculer l'influence de la France en Europe et dans le monde à une vitesse inimaginable. Français, réveillez-vous, le monde a besoin d'une France audible et crédible !
06:53 Publié dans Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2007
Rue89:Vidéo sur la RGPP
07:41 Publié dans Média | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.12.2007
Marianne2: L'UMP veut taxer les sites Internet à la hussarde
Autant lâcher une bombe sur la toile ! Le projet de loi de finance prévoit de taxer 2% des recettes publicitaires de tous les sites qui proposent des vidéos en ligne.
Confusion et précipitation
« Ca n'a pas de sens !, tempête Martin Rogard, directeur des contenus chez Dailymotion. On travaillait main dans la main avec la Commission Olivennes il y a à peine trois semaines, on s'était mis d'accord pour améliorer la diffusion de produits cinématographiques sur Internet et voilà qu'on découvre ce texte que n'a précédé aucune discussion, aucune concertation ! » Chez Dailymotion, la première réaction est « la surprise ». Tout juste suivie par une question sur la rédaction du texte : au nom de quoi taxerait-on les sites qui hébergent des contenus vidéos réalisés par les internautes eux-mêmes ? La toute jeune Association des services Internet communautaire (Asic), qui réunit les prestataires signataires du communiqué , met en garde contre les effets pervers du texte : « Cela inclut tout site Internet qui propose de la vidéo - ce qui est de plus en plus courant - et qui s'appuie sur un modèle publicitaire. Les blogs ou les sites personnels sont potentiellement touchés. » Le texte concerne effectivement « toute personne établie en France qui met à disposition du public un service offrant l'accès à titre onéreux ou gratuit à des oeuvres ou documents cinématographiques ou audiovisuels sur demande individuelle formulée par un procédé de communication électronique.» De son côté, Dailymotion, fleuron français de l'Internet, pointe les conséquences de cette taxation qui ne touchera que très partiellement Youtube, son concurrent américain, dont l'essentiel des recettes est engrangé hors de l'Hexagone. L'amendement a déjà été adopté par l'Assemblée. Il ne doit plus passer que devant le Sénat. Le débat s'ouvre…un peu tard.
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16.11.2007
D’après Nicolas Sarkozy, avec un référendum, le non au traité l’emporterait dans tous les pays de l’UE ou presque !
C’est Sarkozy qui le dit : en cas de référendum sur le traité de Lisbonne, le non serait gagnant partout Le site du quotidien The Telegraph révèle les propos tenus par le président de la République à huis clos à Strasbourg.
Pendant que Libération titrait hier -abusivement- sur l’inéluctabilité d’une ratification parlementaire du Traité de Lisbonne en France (et donc l’impossibilité de l’organisation d’un référendum), la presse anglaise nous donne un tout autre son de cloche, et prend largement ses distances avec le discours lénifiant du président de la République à Strasbourg.
Selon le site Internet du Daily Telegraph (quotidien de droite britannique), Nicolas Sarkozy aurait admis que les gouvernements européens ne pourraient gagner un référendum : « Un référendum aujourd’hui mettrait l’Europe en danger. Il n’y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivi par un référendum au Royaume-Uni. ».
Pour le quotidien britannique, il ne faut pas chercher plus loin la volonté des gouvernements de contourner le suffrage universel (la voie référendaire) en privilégiant la ratification parlementaire : « La même chose (un vote négatif, comme le vote français en 2005, ndlr) se produirait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé » aurait ajouté Sarkozy.
Jeudi 15 Novembre 2007 - 11:14 Marianne2.fr
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09.10.2007
Intervention ADIF sur RFI dans l'émission "Les visiteurs du jour" d'Hervé Guillemot.
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13.09.2007
arret sur image...suite
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27.02.2007
NDA sur France Inter
Nicolas DUPONT-AIGNAN sera l'invité de Nicolas DEMORAND sur France INTER le mercredi 28 février de 8H20 à 9H
16:29 Publié dans Média | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


