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31.01.2008

Versailles

Lorsque le feu est à la maison, on ne demande pas aux pompiers s’ils sont de droite ou de gauche …

 

Devant le péril qui menace la Nation, devant le mépris du peuple et du vote des Français, Nicolas DUPONT-AIGNAN et DEBOUT LA REPUBLIQUE appellent à réagir.

 

Nicolas DUPONT-AIGNAN et DEBOUT LA REPUBLIQUE appellent  tous les adhérents et sympathisants à se joindre dans un esprit d’unité aux manifestations organisées par de nombreux mouvements de tous horizons politiques le

 

Lundi 4 février à Versailles

Rendez-vous à partir de 14h avenue de Sceaux, angle avenue du Général de Gaulle,

à proximité des gares de Versailles Rive Gauche et Versailles Rive Droite

 

 

Pour ceux qui ne peuvent se déplacer en région parisienne, DEBOUT LA REPUBLIQUE propose de manifester silencieusement le lundi 4 février, entre 12h et 14h, devant chaque préfecture, en faisant un geste symbolique à votre initiative. (Par exemple, se bâillonner avec un bâillon noir, etc…)

 

MOBILISONS-NOUS TOUS ENSEMBLE !

 


 

L'Europe d'après

Une fois de plus l’actualité avec la crise financière et la rocambolesque affaire de la Société Générale chasse des écrans et des antennes, le débat pourtant essentiel sur la ratification du traité de Lisbonne.

Une fois de plus, les émissions auxquelles je suis invité sont annulées les unes après les autres, presque toujours en dernière minute. Il y a comme une paroi de verre érigée entre nous et les Français. Tout est fait pour dissimuler au peuple le forfait institutionnel perpétré dans leur dos.

A croire que les prescriptions du puissant centre de recherche fédéraliste, l’European Policy Centre, un « think tank » qui a pignon sur rue et bénéficie de nombreuses largesses financières, sont suivies à la lettre : ce dernier, fin novembre, a ainsi publié une étude (communiquée à la diplomatie française) invitant à respecter un « impératif de discrétion qu’impose le processus de ratification du traité tout au long de l’année. » Un souci de « discrétion » qui paraît le mieux partagé du monde dans les arcanes de l’eurocratie et qui a inspiré en septembre dernier à Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe, à propos de la Constitution bis, cet aveu chuchoté : « Bien entendu, il y aura des transferts de souveraineté. Mais serais-je intelligent d’attirer l’attention du public sur ce fait ? »

Nos compatriotes désinformés risquent de se réveiller demain avec la « gueule de bois ». On leur expliquera alors que la politique ne peut plus rien ! Que la France est isolée en Europe ! Que la loi de la majorité s’impose désormais ! Que c’est le fameux traité de Lisbonne qui s’applique !

La révolte qui couve déjà contre les élites, qu’elle soit économique, financière, politique et médiatique, risque alors de prendre des allures insurrectionnelles. Tout ça pour ça !

Au lieu de réorienter l’Union européenne dans un sens conforme à l’intérêt des nations, de la démocratie et du Progrès, au lieu d’entendre la voix des peuples, les chefs d’Etats, les oligarchies, vissent le couvercle sur la marmite. Il va de soi qu’aucune construction politique artificielle n’a jamais pu durer en violant les peuples qui la composent. Le système explosera donc un jour, tôt ou tard, à condition que les citoyens se réveillent et fassent valoir leurs droits.

Il est donc de notre devoir de préparer l’Europe d’après.

Il est de notre devoir sans cesse et toujours d’appeler les Français à rester un peuple libre. Les prochaines élections européennes de juin 2009 constituent déjà une première occasion pour les Européens de dire leur vérité à ceux qui aujourd’hui les bâillonnent, les bafouent !

29.01.2008

Non au « coup d’Etat simplifié » !

Retrouvez les premières « bonnes feuilles » publiées par marianne.fr sur : http://www.marianne2.fr/Dupont-Aign...

Le coup d’Etat simplifié Appel aux citoyens libres d’un pays qui ne le sera bientôt plus du tout

De Nicolas Dupont-Aignan

Dans ce nouveau livre, Nicolas DUPONT-AIGNAN raconte la vraie histoire, qui ne fera pas plaisir à tout le monde, du prétendu « traité européen simplifié » que Nicolas Sarkozy a négocié et entend faire ratifier par le seul Parlement. N’hésitant pas à dévoiler l’envers d’un décor trop beau pour être honnête, il expose dans le détail les rouages d’une gigantesque manipulation qui vise tout bonnement à imposer au peuple français, contre sa volonté explicite, un changement de régime synonyme de disparition de la démocratie, aussi bien en France qu’en Europe. C’est un véritable coup d’Etat qu’il dénonce, quand bien même il s’agit d’un coup d’Etat de velours, perpétré sous le regard complaisant ou résigné de garde-fous démocratiques ayant dès le 29 mai au soir renoncé à leur devoir. Ce coup de force d’un genre inédit puisqu’il revient à une abdication - mais qui n’est pas sans rappeler de sombres épisodes de notre histoire - révèle finalement la véritable nature de l’Europe supranationale relancée depuis Maastricht : tourner définitivement la page de l’ère nationale et démocratique, ouverte en 1789, pour revenir à une sorte de despotisme d’ancien régime, dans lequel les citoyens ont pour seuls droits celui de consommer, voter dans le vide et se taire.

Revenant sur le fil des événements depuis le coup de tonnerre libérateur du 29 mai 2005, le Coup d’Etat simplifié démontre que cette grande manipulation ne relève aucunement de l’improvisation mais tout au contraire de la plus froide préméditation. Anecdotes, témoignages et analyse serrée de la presse, tout converge pour démasquer une authentique remise en cause de la démocratie et de la République. Le doute n’est pas permis : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont sciemment fait semblant d’enterrer la Constitution européenne qu’ils s’apprêtaient en réalité à ressusciter une fois passée l’élection présidentielle. En cela, ils furent les complices zélés d’une Europe intégrée qui n’attendait que l’élection française pour imposer un texte pourtant nettement rejeté par le suffrage universel… Aujourd’hui, tout ce petit monde, après avoir dénié la parole souveraine du peuple et odieusement culpabilisé les Français, avance des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour justifier l’injustifiable. Mais sur la forme, comme sur le fond, ce passage en force parlementaire est illégitime.

L’Europe supranationale de la Constitution bis, en tout point identique à celle de la Constitution Giscard, s’accommode très bien de ce coup d’Etat simplifié car sa véritable nature est antinationale, et donc antidémocratique. C’est aussi le mérite de ce livre de trancher une fois pour toutes le débat sur le prétendu « OVNI politique » que constituerait la construction européenne depuis une vingtaine d’années. La supranationalité puise son projet dans une idéologie nihiliste, fruit noir du traumatisme européen de l’entre-deux-guerres et du cataclysme hitlérien. Le traité de Lisbonne n’est en cela que l’avatar ultime d’une idéologie et d’une méthode (inventée par Jean Monnet), qui prétendent siffler la fin de l’histoire et placer les hommes sous l’emprise de la bureaucratie et de l’argent-roi. L’analyse fine du traité de Lisbonne ici proposée ne laisse aucun doute là-dessus.

C’est bien pourquoi Nicolas DUPONT-AIGNAN en est convaincu : cette mauvaise Europe se condamne d’elle-même. Tout en appelant les peuples français et européens à la résistance, il dessine surtout les grandes lignes du plan B dont les eurocrates ont empêché la naissance car ils n’en voulaient pas. Une autre Europe, plus raisonnable, plus concrète, plus patiente mais plus solide car bâtie sur le consentement des peuples, est non seulement possible mais nécessaire. Il faut la préparer maintenant pour qu’elle puisse prendre la relève au moment de l’écroulement de l’usine à gaz intégrée d’aujourd’hui. C’est le grand œuvre des nouvelles générations qui, partout en Europe, secouent désormais le joug empoussiéré d’élites dirigeantes sclérosées.

Nicolas DUPONT-AIGNAN, député non-inscrit de l’Essonne, a quitté l’UMP en janvier 2007, la veille du Congrès de désignation de son candidat, récusant sa dérive européiste, atlantiste et antirépublicaine. Président du mouvement Debout la République, ardent défenseur du non durant la campagne référendaire de 2005, il veut proposer aux Français une alternative gaulliste et républicaine aux Français.

 

22.01.2008

Réforme de l'audiovisuel public : pour le meilleur ou pour le pire

La décision du Président de la République de supprimer toute publicité sur les chaînes publiques part d’une bonne intention mais risque de se retourner contre le service public.

Oui, il y a sans doute trop de publicité sur France2 et France3, les piégeant dans l’engrenage d’une course à l’audimat qui n’est pas toujours belle à voir et qu’elles ne peuvent pas, par nature, gagner sur ce terrain peu reluisant de la télévision purement commerciale. Faut-il pour autant tout supprimer ? N’allons-nous pas passer d’un excès à l’autre ? Attention à ne pas enfermer France télévisions dans une espèce de ghetto culturel qui l’éloignera des Français, favorisera les chaînes privées aux émissions parfois racoleuses et aboutira en fin de compte au démantèlement du service public.

Surtout, où trouver les 1,2 milliard nécessaire à l’opération (800 millions de pub et 400 millions pour remplacer les 3 heures de pub par des programmes) ?

Pourquoi ne pas mettre en œuvre une politique plus équilibrée, plus progressive ? Pour ma part, je proposerai :

  1. Une suppression partielle de la publicité de 19H30 à 22H afin de libérer la première partie de soirée de la tyrannie de l’audimat. Dans une première étape pourquoi ne pas tester cette solution sur une seule chaîne publique : France3 par exemple.
  2. La création d’une taxe sur les ressources publicitaires des chaînes privées, car il n’y a aucune raison pour que cette opération bénéficie exclusivement à ces dernières.
  3. Une légère et progressive augmentation de la redevance car on ne peut pas avoir un service public fort, comme en Allemagne, sans un financement pérenne. Cela aiderait aussi à la constitution d’un pôle extérieur dynamique dans le monde (RFI, TV5, France 4).
  4. De nouveaux cahiers des charges différenciés par chaîne, tout en veillant à ne pas étouffer le service public sous des contraintes irréalistes.
  5. L’interdiction, comme dans d’autres pays, pour un groupe économique détenant une chaîne de télévision de vivre des commandes de l’Etat (armement, BTP…).

Rouvrir le débat sur l’avenir du service public de l’audiovisuel n’est pas anodin. Cela peut mener au pire comme au meilleur. Quand on voit les difficultés pour s’exprimer dans notre pays sur certaines chaînes privées, quand on connaît les pressions répétées sur certaines dans le service public, il est clair que pour conserver un minimum de liberté d’expression, nous avons intérêt à rester vigilants ! A agir pour que la réforme de l’audiovisuel public mène au meilleur…

19.01.2008

vidéo:RÉFÉRENDUM Traité Euro Nicolas Dupont-Aignan

18.01.2008

Interview de NDA à France Soir

France SOIR – 16 janvier 2008

Nicolas DUPONT-AIGNAN, député-maire d’Yerres

« La révolte du peuple sera terrible »

Propos recueillis par Thomas de Rochechouart L’Assemblée nationale a rejeté hier la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne. A la grande colère de Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit et ex-partisan du non, qui publie Le Coup d’Etat simplifié (éd. du Rocher).

France Soir. Pourquoi dénoncer un « coup d’Etat simplifié » ?

Nicolas DUPONT-AIGNAN. Sans consulter le peuple, on s’apprête à priver la France de sa souveraineté. C’est un véritable déni de démocratie car le texte est la copie conforme de la Constitution que le peuple a rejetée en 2005 par référendum. En fait, une partie de la classe politique ne veut surtout pas consulter les Français et cherche à leur imposer une mauvaise façon de faire l’Europe, qui sera très lourde de conséquences en termes de pouvoir d’achat, de délocalisations et d’inégalités dans les prochaines années… Tout a été préparé dès le lendemain du rejet du référendum pour culpabiliser les citoyens de leur vote. Avec Nicolas Sarkozy, on s’apprête aujourd’hui à leur imposer un traité qui n’a rien de « simplifié », ni de « mini ». C’est une folie pour l’Europe, que l’on construit sur le viol du peuple.

Avez-vous encore espoir de faire barrage au texte ?

L’UMP n’a pas la majorité des trois cinquièmes pour modifier la Constitution. Avec les quelques gaullistes qui restent, les souverainistes et les communistes, les socialistes pourraient, s’ils le voulaient, bloquer la machine. Malheureusement, ils ne semblent pas en prendre le chemin… Au fond d’eux-mêmes, une partie des élus français croient impossible de changer la marche de l’Europe, et ont plié devant le diktat des autres pays qui veulent une zone de libre-échange et une défense européenne sous la direction de l’Otan.

Eprouvez-vous de l’amertume face à cette situation ?

Dans l’indifférence médiatique générale, une classe politique inconsciente est en train de réduire à peu de chose les pouvoirs du Parlement français. En vertu du traité de Lisbonne, la France pourra être mise en minorité à Bruxelles sur des sujets décisifs comme les négociations à l’OMC pour les agriculteurs, le contrôle des frontières… Les beaux discours de Nicolas Sarkozy pendant la campagne sur les délocalisations, la valeur de l’euro, l’immigration trop forte, n’auront servi à rien. Le Président et la majorité se condamnent à regarder passer les trains. La révolte du peuple sera terrible car on se moque de lui.

Pourquoi la classe politique se résignerait-elle à céder une partie de ses pouvoirs à Bruxelles ? Cela semble entrer en contradiction avec la réforme souhaitée par Nicolas Sarkozy pour renforcer les pouvoirs du président de la République…

Moins les chefs d’Etat ont de pouvoir face à la mondialisation et l’Europe supranationale, plus ils ont la volonté de tout contrôler dans le moindre détail, au niveau national. Et à partir du moment où on a moins d’influence sur les choses, on met en avant sa vie privée et on amuse la galerie avec des peccadilles. Cela évite de parler d’Airbus qui s’apprête à construire des avions hors de France. Le président de la République est finalement en train de ramener son rôle à celui joué par la famille royale en Angleterre !

17.01.2008

Le grand silence...

Présentation à la presse lundi de mon livre, Le coup d’Etat simplifié, discours dans le cadre du débat sur la révision constitutionnelle à l’Assemblée Nationale mardi, je n’ai pas relâché mes efforts ces derniers jours pour alerter l’opinion sur les terribles conséquences du traité de Lisbonne et plus encore sur le viol délibéré de notre démocratie que représente la ratification parlementaire.

Nous étions peu nombreux à l’Assemblée hier soir à nous opposer à ce coup de force parlementaire, sans précédent depuis la libération.

Les interventions des orateurs de l’UMP furent stupéfiantes. Le Général de Gaulle a dû s’en retourner dans la tombe ! Les arguments les plus faux ont été utilisés pour justifier l’injustifiable : le refus de consulter le peuple par référendum. L’un d’entre eux est même allé jusqu’à invoquer Gaston Monnerville, tandis que Madame Ameline raillait dans la veine politicienne la plus petite l’action parlementaire de ceux qui demandaient un référendum ! Pour ma part, j’ai démonté un à un les arguments du Gouvernement qui n’a pas jugé bon de me répondre car, honnêtement, il n’avait rien à redire !

En vérité, à côté de celles et ceux qui ne comprennent rien à rien et qui de toute façon s’en moquent, il y avait hier les parlementaires depuis toujours fédéralistes conscients du changement de régime historique qu’entraîne la ratification du traité de Lisbonne et qui savouraient discrètement leur victoire. Et ceux, bien naïfs, qui croient encore que l’on peut d’un côté faire preuve de volontarisme politique national et de l’autre appliquer un tel traité.

Face à ce front uni, le Parti Socialiste écartelé était aux abonnés absents et seuls les communistes, quelques gaullistes et une souverainiste, ont lutté jusqu’au bout !

Côté médiatique, nous continuons à nous heurter à un mur jamais vu. A part quelques journalistes assez surpris comme nous du grand silence de la presse, l’indifférence demeure la règle. Une règle de fer ! L’un d’entre eux, assez lucide, me disait avoir été missionné pour un reportage sur le billet d’un euro proposé par Louis Giscard d’Estaing, plutôt que de parler du débat sur l’avenir de la démocratie en France ! Pendant ce temps, on entendait et lisait partout que le PS est profondément divisé, sans qu’il soit fait mention en quoi que ce soit de l’enjeu de forme et de fond que représente la scélérate ratification parlementaire…

Une autre encore m’avouait, je la cite : « Mais pourquoi en parler, les Français trouvent cela compliqué ».

Il est sûr que si les médias n’en parlent pas, personne ne s’y intéressera ! Je demande aux journalistes, aux éditorialistes que je crois honnêtes et sincères pour la plupart, d’oser enfin parler des choses importantes. L’adoption du traité de Lisbonne qui transfère des pouvoirs considérables à des organismes non élus et qui vide de sa substance notre démocratie mérite débat, à tout le moins devoir d’alerte !

D’ailleurs, les Français s’y trompent moins qu’on veut le faire croire : 70% disent leur volonté d’un nouveau référendum, mais les médias ne diffusent pas cette information malséante et la commentent encore moins…

A force d’écarter du débat tout ce qui est substantiel, essentiel, vrai, le miroir médiatique dans lequel se mirent sans complexe les élites qui nous gouvernent, se brisera avec elles. Car n’en doutons pas, on ne pourra pas continuer bien longtemps à vivre paisiblement en France dans un système aussi verrouillé, aussi oligarchique, aussi méprisant pour le peuple et l’intelligence du public. Il n’est pas d’exemple historique où les Français subissent sans se rebeller une telle charge de plomb.

Au lieu d’y prêter la main, les principaux médias, notamment la presse écrite qui connaît un désamour croissant des lecteurs, devraient se souvenir que leur audience tient avant tout à leur crédibilité face à l’opinion publique.

15.01.2008

Voeux de Debout la République à la presse

J’ai présenté aujourd’hui les vœux de Debout la République à la presse pour la nouvelle année qui m’a permis de présenter mon dernier livre, Le coup d’Etat simplifié. Ce billet reprend mes propos.

Mes chers compagnons,

A l’aube de cette nouvelle année, permettez-moi de vous adresser mes vœux les plus sincères de bonheur.

Notre mouvement Debout La République a pris son indépendance. Lors de nos Universités d’été, nous avons pu constater que l’épreuve de la présidentielle n’avait pas éloigné nos responsables et nos militants. Comme nous nous y étions engagés, l’automne a été le temps de la structuration sur le territoire.

Dans 70 départements, nous avons désormais des équipes solides. Président départemental, Secrétaire départemental, Délégués de circonscription, notre mouvement s’est étoffé pour donner un cadre aux près des 10 000 adhérents que nous recensons en ce début d’année.

En 2008, nous allons poursuivre ce travail avec Jean-Pierre Antoni, notre nouveau Secrétaire Général, et Dominique FARCIS, son Adjoint.

En 2008, nous adopterons aussi nos nouveaux statuts lors de notre Congrès Fondateur.

Je voudrais remercier toutes celles et tous ceux, notamment les Elus, qui croient comme moi qu’une voix gaulliste, républicaine et sociale doit pouvoir s’exprimer dans le paysage politique français.

Je suis en effet convaincu que les Français se lasseront vite du One Man Show présidentiel.

Ils se lasseront pour trois raisons principales.

1. Tout d’abord, puisque l’on ne parle plus que de cela, le style, la fameuse modernité va vite se démoder. Pour une raison très simple, le Président de la République doit être un symbole pour la Nation, un symbole de désintéressement, de dignité, de sérénité. Le Général de Gaulle concevait bien évidemment le Président comme celui qui, au-dessus des partis, des intérêts, des influences, incarnait la France.

Or, je ne crois pas qu’en se rendant devant les cadres de l’UMP, en empruntant l’avion d’un riche industriel, en augmentant sa rémunération, le Président puisse se hisser au-dessus de la mêlée.

La fonction présidentielle constituait l’un des atouts de la France dans le concert des Nations. La transformation du Président en un super Premier Ministre peut sembler à première vue alléchante. A moyen terme, elle prive la France d’un Président capable de rassembler, donc de durer.

2. Ensuite, sur le fond, les Français vont se lasser du fossé grandissant entre les discours et les actes. La saturation médiatique des coups d’éclats, des belles intentions, d’un volontarisme politique parfois séduisant n’empêchera pas les Français de juger les résultats. Et ceux-ci ne pourront qu’être malheureusement fort maigres, puisque les politiques menées ne correspondent en rien aux engagements.

- L’école primaire devait être la priorité mais on supprime 7% des heures de cours, et on veut porter aux communes la charge financière de l’accueil des élèves le samedi matin.

- Le logement social est un impératif mais on laisse Bruxelles banaliser le Livret A.

- L’immigration devait être maîtrisée mais on tolère, on encourage même, une immigration de travail sans précédent.

- La culture dans les services publics devait être renforcée mais, sous prétexte de la favoriser, on supprime toute la publicité des chaînes publiques, au risque de renforcer encore l’hégémonie des chaînes privées.

- La politique étrangère devait renouer avec les grands principes mais on déroule le tapis rouge devant Kadhafi.

- On n’a que le mot Démocratie à la bouche mais on bafoue le Peuple en ratifiant au Parlement le traité de Lisbonne et on veut supprimer le verrou du référendum obligatoire sur l’entrée de la Turquie.

- On fait campagne sur le pouvoir d’achat et on s’en lave les mains le lendemain.

- On parle de civilisation, synonyme de qualité de vie, d’humanité mais on prépare une France de l’argent-roi.

Les idées sont souvent intéressantes, les discours sont parfois magnifiques, mais les actes n’ont rien à voir avec eux.

Dans le domaine européen bien sûr, le double langage est à son comble :

- la «démocratie Européenne» : on l’impose par la force ;

- l’Europe qui protège : on signe un traité qui va déréguler toujours plus ;

- l’Euro trop cher : on refuse d’en faire un élément de négociation ;

- la France est de retour : pour briller le temps d’un sommet, elle a tout cédé en acceptant un traité qui est la copie de celui qu’a refusé son Peuple.

En vérité, la France par ce traité renonce à son modèle, se lie les mains et affaiblit un peu plus sa Démocratie.

En vérité sous prétexte de vouloir redresser la France, le Président de la République la normalise, en fait un Lander, un état américain où le pouvoir n’a plus le pouvoir. D’où peut-être, d’ailleurs, l’intérêt d’amuser la galerie, d’occuper les gazettes, de «tenir» l’information.

3. La troisième raison de la lassitude prochaine des Français est l’omniprésence du Président et l’évanouissement des acteurs de notre vie politique. Tout semble se résumer en un dialogue entre Nicolas Sarkozy et le miroir que lui tendent les médias sous le regard de plus en plus ébahi et agacé de nos compatriotes.

Le silence du Premier Ministre, des Ministres, de l’UMP, comme une certaine atonie voire complaisance de l’Opposition, vide de sa substance le débat public. Tout n’est qu’apparence tactique, jeux de rôle.

Alors je le sais, beaucoup répondent à quoi bon ? Comment se faire entendre ? Il fait tout ! Il tient tout !

Et bien, à nous d’exister, de réagir, de proposer. A nous d’offrir une alternative nationale, républicaine, sociale.

- Tous ceux qui croient en la Nation, dans une Europe refondée autour de projets concrets ;

- tous ceux qui aspirent au retour d’une Démocratie vivante où les médias ne sont pas sous le poids des intérêts ;

- tous ceux qui veulent des Institutions équilibrées, où le Premier Ministre, la Majorité et l’Opposition reprennent vie ;

- tous ceux qui veulent une économique forte au service du progrès social ;

- tous ceux qui croient en la laïcité ;

- tous ceux qui veulent une politique étrangère, indépendante de celle des Etats-Unis ;

doivent faire tout ce qu’il est possible de faire pour peser sur le cours du quinquennat.

De deux choses l’une :

- soit nous sommes entendus et le Président, réalisant qu’il ne peut pas continuer ainsi à tout se permettre, réoriente son action ;

- soit il poursuit dans ce «berlusconisme» et nous offrirons alors une alternative aux Français, une alternative qui sera bien utile au pays si cette agitation perpétuelle mène au chaos.

Alors, vous le voyez mes Amis, l’enjeu est là. Bâtir une force politique capable de proposer avant qu’il ne soit trop tard une voie digne, sérieuse, solide, efficace pour vraiment redresser en profondeur le pays et redonner un espoir aux Français.

14.01.2008

Non au « coup d’Etat simplifié » !

Le coup d’Etat simplifié Appel aux citoyens libres d’un pays qui ne le sera bientôt plus du tout

De Nicolas Dupont-Aignan

Dans ce nouveau livre, Nicolas DUPONT-AIGNAN raconte la vraie histoire, qui ne fera pas plaisir à tout le monde, du prétendu « traité européen simplifié » que Nicolas Sarkozy a négocié et entend faire ratifier par le seul Parlement. N’hésitant pas à dévoiler l’envers d’un décor trop beau pour être honnête, il expose dans le détail les rouages d’une gigantesque manipulation qui vise tout bonnement à imposer au peuple français, contre sa volonté explicite, un changement de régime synonyme de disparition de la démocratie, aussi bien en France qu’en Europe. C’est un véritable coup d’Etat qu’il dénonce, quand bien même il s’agit d’un coup d’Etat de velours, perpétré sous le regard complaisant ou résigné de garde-fous démocratiques ayant dès le 29 mai au soir renoncé à leur devoir. Ce coup de force d’un genre inédit puisqu’il revient à une abdication - mais qui n’est pas sans rappeler de sombres épisodes de notre histoire - révèle finalement la véritable nature de l’Europe supranationale relancée depuis Maastricht : tourner définitivement la page de l’ère nationale et démocratique, ouverte en 1789, pour revenir à une sorte de despotisme d’ancien régime, dans lequel les citoyens ont pour seuls droits celui de consommer, voter dans le vide et se taire.

Revenant sur le fil des événements depuis le coup de tonnerre libérateur du 29 mai 2005, le Coup d’Etat simplifié démontre que cette grande manipulation ne relève aucunement de l’improvisation mais tout au contraire de la plus froide préméditation. Anecdotes, témoignages et analyse serrée de la presse, tout converge pour démasquer une authentique remise en cause de la démocratie et de la République. Le doute n’est pas permis : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal ont sciemment fait semblant d’enterrer la Constitution européenne qu’ils s’apprêtaient en réalité à ressusciter une fois passée l’élection présidentielle. En cela, ils furent les complices zélés d’une Europe intégrée qui n’attendait que l’élection française pour imposer un texte pourtant nettement rejeté par le suffrage universel… Aujourd’hui, tout ce petit monde, après avoir dénié la parole souveraine du peuple et odieusement culpabilisé les Français, avance des arguments tous plus fallacieux les uns que les autres pour justifier l’injustifiable. Mais sur la forme, comme sur le fond, ce passage en force parlementaire est illégitime.

L’Europe supranationale de la Constitution bis, en tout point identique à celle de la Constitution Giscard, s’accommode très bien de ce coup d’Etat simplifié car sa véritable nature est antinationale, et donc antidémocratique. C’est aussi le mérite de ce livre de trancher une fois pour toutes le débat sur le prétendu « OVNI politique » que constituerait la construction européenne depuis une vingtaine d’années. La supranationalité puise son projet dans une idéologie nihiliste, fruit noir du traumatisme européen de l’entre-deux-guerres et du cataclysme hitlérien. Le traité de Lisbonne n’est en cela que l’avatar ultime d’une idéologie et d’une méthode (inventée par Jean Monnet), qui prétendent siffler la fin de l’histoire et placer les hommes sous l’emprise de la bureaucratie et de l’argent-roi. L’analyse fine du traité de Lisbonne ici proposée ne laisse aucun doute là-dessus.

C’est bien pourquoi Nicolas DUPONT-AIGNAN en est convaincu : cette mauvaise Europe se condamne d’elle-même. Tout en appelant les peuples français et européens à la résistance, il dessine surtout les grandes lignes du plan B dont les eurocrates ont empêché la naissance car ils n’en voulaient pas. Une autre Europe, plus raisonnable, plus concrète, plus patiente mais plus solide car bâtie sur le consentement des peuples, est non seulement possible mais nécessaire. Il faut la préparer maintenant pour qu’elle puisse prendre la relève au moment de l’écroulement de l’usine à gaz intégrée d’aujourd’hui. C’est le grand œuvre des nouvelles générations qui, partout en Europe, secouent désormais le joug empoussiéré d’élites dirigeantes sclérosées.

Nicolas DUPONT-AIGNAN, député non-inscrit de l’Essonne, a quitté l’UMP en janvier 2007, la veille du Congrès de désignation de son candidat, récusant sa dérive européiste, atlantiste et antirépublicaine. Président du mouvement Debout la République, ardent défenseur du non durant la campagne référendaire de 2005, il veut proposer aux Français une alternative gaulliste et républicaine aux Français.

 

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