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29.12.2007

marianne2: Sarkozy menace-t-il la laïcité ?

Catherine Kintzler, philosophe et auteur de Qu'est-ce que la laïcité, se dit « très choquée » par le discours du Président à Saint-Jean-de-Latran et dénonce le concept de « laïcité positive ».



Sarkozy menace-t-il la laïcité ?
Le discours prononcé par le Président à Saint-Jean-de-Latran a soulevé quelques polémiques. Catherine Kintzler, philosophe et auteur de Qu'est-ce que la laïcité ? (Vrin), explique ce qui la choque dans le concept de « laïcité positive » et dans un discours qui, selon elle, lie étroitement politique et croyance.

Comment comprenez-vous le concept de « laïcité positive » développé par Nicolas Sarkozy lors de son discours à Saint-Jean-de-Latran ?

Catherine Kintzler : Ce terme est d'une grande habileté rhétorique. La « laïcité positive », on a l'impression que c'est la même chose que la laïcité, mais en mieux. Alors qu'en réalité, cette expression vide le concept de laïcité de son sens, puisque la définition de la laïcité est forcément négative et minimaliste. La laïcité, c'est dire qu'il n'est pas nécessaire de croire en quoi que ce soit pour fonder le lien politique. Je suis atterrée par le discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran. Je connaissais la réflexion du citoyen Sarkozy sur ces sujets, il l'a déjà fait connaître à travers un livre, et je ne lui conteste pas le droit de penser ce qu'il veut parce que, justement, je suis laïque ? mais je suis très choquée que le président des Français Sarkozy s'exprime publiquement de cette façon.

Qu'est-ce qui vous choque ? L'allusion aux « racines chrétiennes » de la France ?
Cette allusion accompagne une pensée développée tout au long dans le discours : l'idée que, sans croyances, il n'y a pas d'association politique. L'idée que la religiosité est diffuse et présente dans le lien politique. En gros, cela signifie : « croyez en ce que vous voulez, mais croyez en quelque chose ». Alors que la société politique laïque repose, justement, sur la forme de la non-croyance ! On se constitue comme citoyen indépendamment de ce qu'on est préalablement, aux plans religieux ou culturel. La société politique ne peut garantir la liberté d'expression que si elle est aveugle sur les croyances des citoyens et si elle s'abstient de se prononcer sur ce sujet. C'est ce que garantit d'ailleurs la loi de 1905.

Quel est l'enjeu de ces questions ?

Le danger, c'est le communautarisme. L'expression « laïcité positive » n'est pas sans rappeler celle de « discrimination positive ». Aujourd'hui, en France, les croyants fondent des associations, reconnues juridiquement, au travers desquelles ils s'expriment dans le débat public. C'est absolument leur droit. Mais il ne faut pas que des représentants religieux soient reconnus par la puissance publique comme des interlocuteurs politiques. Ce serait légitimer des corps intermédiaires et leurs "chefs" censés se prononcer pour une "communauté".

Dans son discours, Nicolas Sarkozy mentionne également ceux qui ne croient pas...
Oui mais il a des phrases terribles. Il assure que « celui qui ne croit pas ne peut soutenir en même temps qu'il ne s'interroge pas sur l'essentiel. » Comme s'il fallait être croyant pour se poser des questions métaphysiques ! Pire, il explique que « le fait spirituel est la tendance naturelle de tous les hommes à rechercher une transcendance ». De quelle « tendance naturelle » parle-t-il ? Non seulement il nie la capacité des athées ou des agnostiques à se poser des questions existentielles, mais il dénie aussi ce droit aux milliards de gens, des confucianistes aux animistes, qui ne croient pas à une transcendance ! C'est une vision très étroite et insultante.

Samedi 29 Décembre 2007 - 00:01
Propos recueillis par Anna Borrel

28.12.2007

Voeux NDA


Voeux NDA
envoyé par ndamedia

24.12.2007

Marianne2: «Le monde a besoin d'une France audible et crédible !»

Par J.M. Un Mariannaute belge revient sur la visite de Kadhafi en France et s'inquiète du devenir de notre démocratie avec un Président comme Sarkozy.



Je regardais l'autre soir sur une chaîne française un reportage sur la Russie de Poutine, sur les méthodes de Poutine .... et étrangement je n'en finissais pas d'établir la comparaison avec la France de Sarkozy. Je ne savais plus très bien si on parlait de la Russie ou de la France, de Poutine ou de Sarkozy.
Je sais, en Belgique, on met des mois pour faire un gouvernement mais c'est peut-être un signe qu'on est encore en démocratie… Mais depuis l'Europe toute entière, Sarkozy ridiculise de plus en plus la France et cette semaine a marqué un sommet dans le ridicule en entendant Kadhafi donner des leçons de démocratie et de droits de l'homme à votre pays.
Pendant la campagne présidentielle en France, Nicolas Sarkozy avait de nombreux supporters sur les sites Internet belges. Que de fois ne lisait-on pas : « Sarkozy, voilà celui qu'il nous faudrait en Belgique! ».
Depuis quelques semaines, les articles publiés sur le Net en Belgique concernant Sarkozy ont beaucoup moins de succès et ses supporters ont pratiquement tous disparu ou, du moins, on ne les entend plus.
Sarkozy est en train de faire reculer l'influence de la France en Europe et dans le monde à une vitesse inimaginable. Français, réveillez-vous, le monde a besoin d'une France audible et crédible !

Dimanche 23 Décembre 2007 - 00:08
J.M

23.12.2007

NDA invité de la matinale de Canal Plus

22.12.2007

Conseil Constitutionnel : l’aveu

La Constitution française devra être modifiée pour ratifier le traité de Lisbonne LE MONDE | 21.12.07 | 15h20 • Mis à jour le 21.12.07 | 15h20

En épluchant le traité de Lisbonne, adopté par les Vingt-Sept, le Conseil constitutionnel a eu comme une impression de déjà-vu. Un préambule, 7 articles subdivisés en 500 articles, 11 protocoles et 50 déclarations annexes : sous un habillage différent, revoilà presque sur le fond la Constitution rejetée par référendum le 29 mai 2005. Même cause, mêmes effets : le Conseil constitutionnel a jugé que le traité était, en l’état, contraire à la Constitution française et que, pour le ratifier, il fallait préalablement la modifier. La précédente révision n’a servi à rien : en un article unique, elle faisait référence exclusivement à la Constitution européenne.

Dès le 15 janvier, l’Assemblée nationale et le Sénat examineront le projet de révision qui devrait être adopté par le Congrès, à Versailles, le 4 février. Ne restera alors qu’à voter la loi de ratification du traité, le 7 février pour l’Assemblée, et le 8 pour le Sénat.

Dans un but pédagogique et « pour mettre les politiques face à leurs responsabilités », comme l’indique une source au Conseil, celui-ci a comparé les deux textes et distingué quatre catégories. Un certain nombre de clauses, les plus chargées de sens politique, ne se retrouvent pas dans le nouveau traité : la référence au drapeau, à l’hymne national, à la devise, la création d’un ministre des affaires étrangères européen, le terme même de Constitution ont disparu du nouveau texte. D’autres dispositions ont été déplacées du texte : l’affirmation de la suprématie du droit de l’Union sur les droits nationaux se retrouve ainsi dans une déclaration annexe. A ce propos, le Conseil met les points sur les « i » : ce principe perd de facto sa valeur constitutionnelle. Une troisième catégorie se retrouve intégralement dans le traité.

Et le Conseil renvoie donc à sa décision de 2004 pour la liste des dispositions impliquant un transfert de souveraineté, mais les énumère de manière plus exhaustive qu’il y a trois ans. Il s’agit principalement des compétences de l’Union qui s’exerceront à l’avenir selon les règles de la majorité et non plus de l’unanimité. Enfin, le Conseil relève que de nouveaux transferts de souveraineté, absents de la défunte Constitution, apparaissent dans le nouveau traité, soit une quinzaine de règles liées notamment à « l’espace de liberté, de sécurité et de justice ».

Christophe Jakubyszyn Article paru dans l’édition du 22.12.07

Bolkestein, le retour !

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Cour européenne de Justice légitime le dumping social : un retour par la fenêtre de la directive Bolkestein

La Cour Européenne de Justice vient de ressusciter le « principe du pays d’origine » (PPO), qui permet à une entreprise de travailler dans un pays tiers de l’UE aux conditions salariales de son propre pays.

C’est la porte toute grande ouverte au dumping social le plus sauvage à l’intérieur de l’Union Européenne, malgré l’adoption en janvier 2006 par le Parlement européen d’une directive Bolkestein soi-disant allégée.

Le retour par la fenêtre du pire nivellement économique et social par le bas, en violation des promesses faites par les eurocrates et les chefs d’Etat, est une nouvelle preuve qu’aucune leçon n’a été tirée du double non, français et hollandais, du printemps 2005.

Quand donc l’UMP et le PS, qui s’apprêtent à ratifier main dans la main au Parlement la Constitution-bis signée à Lisbonne jeudi dernier, mettront-ils fin à leur double langage permanent sur cette mauvaise Europe ?

On ne peut pas faire campagne comme Nicolas Sarkozy contre les délocalisations et pour le pouvoir d’achat, et accepter ainsi ce nouveau recul majeur pour le bien-être des Français. On ne peut pas faire campagne comme Ségolène Royal sur « l’Europe sociale », et renier comme on claque des doigts la promesse du référendum.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l’Essonne Président de Debout la République

21.12.2007

Nicolas Sarkozy veut enterrer le futur référendum sur l’adhésion turque !

Remise en cause de l’obligation du référendum pour l’adhésion turque : Nicolas Sarkozy a trompé les Français sur toute la ligne !

L’avant-projet de loi sur la réforme des institutions remet en cause l’obligation du référendum pour l’adhésion à l’Union européenne de nouveaux membres.

Après avoir refusé une indispensable consultation populaire sur la Constitution-bis signée jeudi dernier à Lisbonne, Nicolas Sarkozy récidive en faisant cette fois sauter la seule garantie qu’avaient les Français que les négociations ouvertes avec Ankara ne doivent pas aboutir à une adhésion automatique.

Après l’ouverture à deux reprises de chapitres supplémentaires de négociation avec la Turquie, la preuve est ainsi faite que le président de la République a trompé nos concitoyens sur toute la ligne : son opposition à l’adhésion turque n’est qu’une posture.

Tout doit donc être fait pour empêcher cette révision institutionnelle et les parlementaires de l’UMP portent désormais une responsabilité écrasante devant les Français.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député DLR de l’Essonne Président de Debout la République

19.12.2007

La politique-spectacle, jusqu'à la nausée !

Jusqu’où ira-t-on dans l’abaissement de la fonction présidentielle et en définitive de la politique, de la démocratie et de la France ?

La relation privée entre Nicolas SARKOZY et Carla BRUNI ne devrait pas concerner mon blog et il est vrai que le Président de la République a le droit de mener la vie privée qu’il souhaite.

Mais à partir du moment où il met en scène la révélation de sa relation avec le top model, il en fait délibérément un évènement politique qui s’impose à la chronique de l’actualité.

Oui je regrette cet abaissement de la fonction présidentielle, entachée par cet exhibitionnisme people. Je regrette cette manière partagée par Ségolène ROYAL de mélanger vie publique et vie privée, en instrumentalisant les hauts et les bas de toute vie intime à des fins politiques tout en jouant les vierges effarouchées lorsque les journalistes se saisissent de l’occasion pour faire de l’audience.

Je le regrette d’autant plus que Nicolas SARKOZY n’est pas n’importe qui. Il représente la France, il incarne la volonté politique. Par conséquent, en imitant de fait les comportements des vedettes du show biz, il décrédibilise sa fonction, son rôle et son action.

La politique ne devient qu’image, ragot, rumeur, balayant par l’effet de la course à l’audience tout débat de fond sans lequel il n’y a pas de vraie démocratie. Les médias doivent certes vendre pour s’assurer des recettes publicitaires. Mais sont-ils obligés d’être dupes de telles manipulations que leur plus élémentaire déontologie commande de démystifier ? S’ils avaient le courage de les dénoncer collectivement, nul doute que nos vedettes de la politique-spectacle devraient aussitôt cesser cette diversion permanente !

Mais les citoyens aussi, première cible de cette non-information dégoulinante, doivent rester vigilants, pour ne pas dire intransigeants. Quand le lecteur feuillette les magazines pour en savoir plus sur la vie du Président ou de son opposante, il laisse les intérêts et les oligarchies gouverner. Le consommateur et le voyeur prennent alors le pouvoir sur le citoyen.

Espérons simplement qu’un jour les Français, lassés de ce brouillard destiné à tout obscurcir, à tout relativiser, se réveilleront et exigeront de leurs hommes politiques dignité, sérieux, crédibilité et efficacité.

15.12.2007

"Il n'y a de réussite qu'à partir de la vérité" Charles de Gaulle

Le traité de Lisbonne a été signé hier par les 27 chefs d’Etat et de Gouvernement. Au terme d’une campagne de désinformation sans précédent qui aura duré deux ans, la Constitution européenne rejetée par deux des peuples fondateurs de l’Union européenne, la France et la Hollande est ressuscitée. Les discours qui accompagnent cette signature sont proprement révoltants.

Les oligarchies européennes ne font plus mystère de leur mépris du peuple, de leur refus du suffrage universel. Les précautions qui étaient prises avant l’élection présidentielle française (« Il s’agit d’un mini-traité réconciliant le oui et le non ») ne sont plus de mise.

Le traité de Lisbonne est,(en beaucoup plus compliqué), le même que celui rejeté en 2005. Seize pays viennent même d’adopter une déclaration jointe reprenant les symboles qui ont été mis de côtés en juin dernier, pour donner au traité une apparence différente : avant même qu’il soit ratifié, on entend déjà des voix s’élever (celle d’Axel Poniatowski, président UMP de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée) pour réclamer que la France soutienne cette « déclaration sur les symboles de l’Union », ce qui reviendrait à reconstituer complètement la Constitution européenne !

La ratification parlementaire est défendue dans la plus grande arrogance comme un moyen d’éviter le référendum. Monsieur Kouchner m’a répondu mercredi à l’Assemblée Nationale que le peuple ne pouvait pas débattre sereinement et qu’en 2005 on n’avait pas parlé d’Europe. Ce qui, bien sûr, pour tous ceux qui s’en souviennent, est totalement mensonger.

Le peuple refuse cette Europe bureaucratique et inefficace ? Qu’à cela ne tienne, supprimons le peuple ! Moralement inacceptable, ce coup d’Etat simplifié, comme je le nomme, sera politiquement dangereux et inefficace.

Dangereux pour l’Europe car on ne peut bâtir aucun ensemble politique sans légitimité populaire. Or, la ratification parlementaire sera légale mais illégitime.

Pour ma part, je ne me sentirai jamais lié par ce traité qui aura été imposé de force, qui bâillonne la France et créée une Europe antidémocratique.

Mais ce traité ne sera pas efficace non plus, car il ne va à la racine d’aucun des problèmes majeurs de l’Europe, tout au contraire : élargissement sans fin, euro mal géré qui asphyxie nos économies, libre échange déloyal, services publics détruits, politique étrangère alignée sur celle des Etats-Unis, etc. Loin d’apporter des correctifs aux dérives, il les aggrave et les rend encore plus intouchables !

Cette construction artificielle, bureaucratique, autoritaire, qui n’a rien à voir avec la belle idée européenne de réconciliation des peuples et de Progrès en commun, fera du sur-place et sera de plus en plus contesté.

Aujourd’hui, dans une classe politique aveugle, inconsciente de la corde au cou qu’elle laisse mettre autour de la France, je regrette le silence complaisant de la plupart de ceux, à droite comme à gauche, qui ont combattu la Constitution Giscard.

Mais je veux dire aussi à tous ceux qui, comme moi, sont aujourd’hui à la fois tristes et révoltés, que le combat doit plus que jamais s’organiser pour offrir aux Français et aux Européens une autre voie.

C’est le sens de mon action avec vous tous de plus en plus nombreux qui rejoignez Debout la République. Notre mouvement a vocation à rassembler toutes celles et tous ceux qui aspirent à la renaissance de la nation démocratique dans une Europe indépendante !

14.12.2007

Intervention de Nicolas Dupont-Aignan sur I tele et France Info

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