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28.09.2007

Hélas pour le français !

L’Assemblée Nationale vient de ratifier à main levée le fameux protocole de Londres supprimant l’obligation de traduction en Français des brevets s’appliquant dans notre pays.

Pour la première fois depuis Villers-Cotterêts sous François Ier, des textes en langues étrangères pourront faire foi dans l’enceinte de nos tribunaux ! Ce véritable coup de poignard asséné dans le dos de la langue française a été porté avec une parfaite inconscience par une petite majorité de Députés obéissant aux ordres de l’UMP et du PS.

Dans chaque parti cependant, des voix libres ont souligné la gravité et l’absurdité de cet accord. De Pascal Clément, à l’UMP, à Michel Vauzelle, au PS, en passant bien sûr par les communistes ou les gaullistes, la résistance s’est organisée. Mais le poids des deux principaux groupes l’a finalement emporté.

C’est la revanche des milieux d’affaires, après sept ans d’attente, puisque la ratification avait été bloquée par le Président Chirac grâce à la mobilisation des scientifiques, des universitaires, de l’Académie Française et de personnalités politiques de tous bords. Il était stupéfiant hier après-midi de voir à quel point les mots d’ordre des grands groupes français, qui déposent beaucoup de brevets et ne veulent plus les traduire en français par souci d’économies de bouts de chandelles, étaient entonnés en chœur, avec cynisme ou naïveté, par les apparatchiks des partis de gouvernement.

Les débats de cet après-midi ont jeté une lumière crue sur «l’ouverture sarkozienne» : une complicité totale entre la gauche néolibérale et la droite à la sauce Medef. Messieurs Jouyet et Novelli, main dans la main sur les bancs du Gouvernement. Messieurs Lequiller et Moscovici, main dans la main sur les bancs des Députés. Leur argumentation est habile, alternant menace et appel à la «modernité» : pour réussir dans la mondialisation, il faut s’y fondre, s’y soumettre, la devancer en la singeant dans ses aspects mêmes les plus injustes et les plus étrangers à nos propres valeurs, à commencer par la diversité linguistique et culturelle.

Que vaut alors l’égalité du citoyen devant la langue, c'est-à-dire devant la loi ? Plus grand-chose manifestement, puisque nos législateurs ont implicitement accepté que l’anglais devienne la principale langue des affaires dans notre pays ! «Nul n’est censé ignorer la loi», alors tous à l’anglais et au trot ! D’ailleurs, c’est ce qu’affirme donc dans son dernier livre, toute honte bue, le ministre des Affaires étrangères lui-même : «Après tout, même riche d’incomparables potentiels, la langue française n’est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient».

Quant à nos intérêts économiques, ils sont de même sacrifiés. En effet, ainsi que j’ai fait valoir avec Jacques Myard, Jean-Pierre Brard, Pascal Clément ou Michel Vauzelle, les économies dérisoires bientôt réalisées par quelques multinationales auront pour contrepartie un transfert de charge démultiplié sur le dos des PME qui, pour connaître l’état des brevets, devront désormais payer elles-mêmes les frais de traduction en français. A moins que l’insécurité juridique créée par ce protocole ne les dissuade purement et simplement d’innover. D’autant que les multinationales anglo-saxonnes et japonaises vont pouvoir beaucoup plus facilement saturer le marché européen de leurs dizaines de milliers de brevets, dont la raison d’être même est bien souvent, selon leur tradition, d’étouffer toute concurrence.

Fatalement, en faisant sauter le verrou de l’obligation de traduction ce protocole va accélérer le déclin du français et ridiculiser notre pays au sein de la Francophonie.

Lors de mon intervention à la tribune, je voyais les visages de bon nombre de mes collègues qui savaient que nous disions vrai mais ne s’apprêtaient pas moins à commettre l’irréparable.

Car, comme toujours dans ce genre de circonstances, les avocats du renoncement expliquent habilement aux indécis qu’il vaut mieux un mauvais compromis qu’une résistance par nature risquée. De compromis en compromis, de lâcheté en lâcheté, d’abandon en abandon, que l’on ne s’étonne plus alors de voir notre pays perdre la volonté de se battre, lui qui assiste impuissant à l’affligeante capitulation de ses élites.

Avec beaucoup de dignité, celle des convictions sincères et du refus de la soumission aux fausses fatalités, les opposants au Protocole de Londres ont exprimé, chacun avec leurs mots, un appel vibrant à la liberté de la France.

Curieux et triste spectacle hier soir d’une Assemblée Nationale au 9/10ème vide qui a soigneusement évité la tenue d’un scrutin public. Une telle procédure aurait obligé à l’individualisation des votes ce qui n’aurait sans doute pas aidé à la ratification honteuse de ce traité !

Il ne faut cependant pas céder au doute (« ce cancer de l’âme » disait de Gaulle), mais au contraire garder espoir que les Français finiront par mesurer combien ils sont été trahis et se relèveront comme ils l’ont toujours fait au cours de leur histoire. Nous devons donc tenir bon et travailler au redressement ! Même si parfois il est dur de vivre de tels moments.

27.09.2007

Interview de François Goulard

Eloge de la différence.

 

Brevets européens : la CFTC en appelle aux députés contre le protocole de Londres

La CFTC a mis en garde les députés contre les dangers du protocole de Londres, qui supprime l'obligation de traduire en français les brevets européens, estimant qu'il risquait d'"affaiblir" les PME dont la France a besoin pour dynamiser sa croissance économique.

Dans un courrier signé par son président Jacques Voisin, adressé lundi à chacun des députés qui doivent se prononcer mercredi sur la ratification du protocole de Londres, la CFTC souligne qu'appliquer ce texte reviendrait à "affaiblir" le tissu PME/PMI.

La CGT avait pressé jeudi les parlementaires de ne pas ratifier le protocole, y voyant une "dangereuse atteinte à l'usage de la langue française".

Selon la CFTC, son application imposerait aux entreprises de "mobiliser des moyens financiers et humains pour traduire en français ce qui aujourd'hui est à la charge de nos concurrents".

"Avec le régime de traduction actuellement en vigueur, 100% des brevets sont disponibles en français, si votre assemblée ratifie le protocole de Londres, seulement 7% des brevets seront disponibles en français", ajoute le syndicat.

Signé en juin 2001, le protocole de Londres prévoit que les brevets soient déposés dans l'une des trois langues officielles de l'Office européen des brevets (anglais, français et allemand) et supprime l'obligation de les traduire dans chacune des langues des 32 pays membres de l'organisation.

Pour ses opposants, cette dispense de traduction revient à légaliser l'usage systématique du seul anglais pour les brevets.

la suite sur www.gaullisme.fr 

26.09.2007

Protocole de Londres : NDA pose la question préalable

La ratification du Protocole de Londres sera proposée demain au vote de l’Assemblée Nationale. Contre cette réforme funeste du régime linguistique du brevet européen, NDA défendra en fin d’après-midi une motion de procédure, la question préalable, pour encourager les députés à rejeter ce texte. Retrouvez dès demain soir son intervention qui sera mise en ligne sur le site de Debout la République. Dans une lettre adressée à ses collègues, il expose les grandes lignes de son argumentation.

Lettre du 21 septembre 2007

Cher(e) Collègue,

La ratification du protocole de Londres sera soumise à votre vote mercredi prochain 26 septembre. Il prévoit, je le rappelle, une réforme du régime linguistique des brevets en Europe, permettant désormais le dépôt de brevets en France dans l’une des trois langues de référence (anglais, allemand, français) sans obligation d’une traduction intégrale en français.

Ce traité intergouvernemental qui a été refusé par bon nombre de pays européens comme l’Italie, l’Espagne, le Portugal ou l’Irlande au nom de la défense de leur langue et de leurs intérêts économiques, porterait un coup très grave à la place du français comme au dynamisme de nos entreprises. Sans détailler à nouveau les arguments développés dans mon précédent courrier du 26 juillet et dans la lettre au président de la République jointe en copie, je souhaite souligner une dernière fois le caractère fondamentalement néfaste et dangereux de ce traité.

Tellement néfaste et dangereux, que ses partisans n’ont eu de cesse ces dernières semaines de recourir à une véritable campagne de désinformation pour occulter les protestations légitimes émanant des professionnels du secteur et des différentes institutions autorisées (Conseil Supérieur de la Propriété Intellectuelle, Académie des sciences morales et politiques, Académie française,…), comme le refus courageux du président Jacques CHIRAC pendant cinq ans de le soumettre à ratification.

Une charge nouvelle pour l’économie française

Principal argument, on vous dit que cette réforme est bonne pour l’économie française car elle permettrait aux entreprises françaises de réaliser une économie substantielle en ne traduisant plus leurs brevets pour les voir appliqués en Europe. C’est FAUX car :

  en réalité, les traductions ne pèsent aujourd’hui que pour 15% dans le coût total d’un brevet déposé auprès de l’Office Européen des Brevets (OEB), l’économie obtenue de la sorte serait marginale (de l’ordre au plus de 5,5% et non de 40% comme l’affirment les partisans du protocole). On ne s’attaquerait en rien aux 85% restants du coût actuel d’un dépôt de brevet (frais de représentations et taxes), lesquels ressortent d’une politique tarifaire abusive et arbitraire de la part de l’OEB.
  Le nombre de pays européens ayant signé le protocole de Londres étant limité, les entreprises françaises devraient continuer à assurer une traduction dans la langue des pays non signataires, y compris en anglais pour celles qui veulent voir protégées leurs inventions aux Etats-Unis (pays non membre de l’OEB).
  Enfin et surtout, cette réforme permettrait à quelques grands groupes tricolores de rédiger directement en anglais leurs brevets et de pratiquer une veille technologique dans cette langue, ce que ne pourraient bien entendu pas faire l’immense majorité de nos entreprises, en particulier les PME. A ces dernières serait en revanche pour partie transférée la charge d’une traduction en français de brevets anglophones ayant désormais force de loi dans notre pays (l’autre part du coût de cette traduction étant transférée à la charge de l’INPI, c’est-à-dire aux contribuables français eux-mêmes !). Ainsi, le coût net de cette réforme pour l’économie française serait hautement négatif.

En fin de compte, le protocole de Londres permettrait à quelques grands groupes de réaliser des économies d’échelle sur leurs coûts de traduction sur le dos des autres entreprises et des contribuables, ce qui serait bien entendu contraire à l’intérêt général. Sans compter que la licéité de l’anglais pour le dépôt de brevets en France engendrerait automatiquement une invasion de brevets anglophones qui étoufferaient une grande part de l’innovation dans notre pays (celle des PME, notamment).

Un facteur d’inégalité fondamental entre entreprises françaises

CE QUE NE VOUS DISENT PAS les partisans du protocole de Londres, c’est que l’immense majorité de nos entreprises, désormais obligées pour connaître l’état des inventions de faire traduire en français des brevets anglophones, n’en auraient pas les moyens matériels. Cette situation introduirait de fait une inégalité supplémentaire entre grands groupes internationaux et PME.

De même, les entreprises françaises seraient incitées à embaucher des ingénieurs et des juristes anglophones pour surmonter cet obstacle, introduisant dans notre propre pays une inégalité des plus déloyales au détriment des professionnels de langue française !

La mort assurée du français comme langue économique et scientifique

Les partisans du protocole de Londres allèguent que le maintien du français comme langue de référence dans le système OEB est une grande victoire pour son influence future. C’EST EGALEMENT FAUX.

Alors qu’aujourd’hui 100% des brevets s’appliquant en France sont traduits en français, seuls 7% au plus le seraient demain avec l’application du protocole de Londres, ce dernier pourcentage correspondant à la part de brevets actuellement déposés en français dans les pays signataires du protocole.

Le recul du français dans la désignation des inventions scientifiques et techniques serait en réalité inexorable et s’ajouterait à la tendance dramatique aujourd’hui observée de l’invasion de l’anglais dans la vie quotidienne de nos entreprises, laquelle a fait dernièrement l’objet de plusieurs condamnations pour infraction à la loi Toubon de 1994, ou dans nos hôpitaux - comme ce fut le cas récemment à Epinal, causant la tragique sur-irradiation de plusieurs centaines de patients. De nombreuses voix s’élèvent dans les pays francophones, en particulier au Québec, pour protester contre ce qui ne serait ni plus ni moins qu’un grand bond en avant dans l’effacement du français en France.

Néfaste pour notre économie et nos entreprises, le protocole de Londres le serait tout autant pour le rayonnement de notre langue, notre bien le plus précieux.

Dès 2001, plus de 200 parlementaires avaient protesté contre le protocole de Londres et aujourd’hui des collègues issus de tous les bancs de notre hémicycle, ainsi que des personnalités aussi diverses que Jacques ATTALI, Alain DECAUX ou encore Laurent LAFFORGUE, ont signé l’appel lancé par le Comité contre la ratification du protocole de Londres.

Hélas, la pression extrême qu’exerce le gouvernement pour vous arracher ce vote laisse craindre le pire.

Je me permets donc de vous adresser un appel pour que vous votiez contre sa ratification le 26 septembre prochain.

Je vous prie de croire, Cher(e) Collègue, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président de Debout la République

22.09.2007

Brevet européen : le français et nos PME toujours menacés !

Ce n’est pas en ratifiant le protocole de Londres que la France assurera son « retour » en Europe

Face à la tentation du gouvernement de ratifier le "protocole de Londres" instaurant un brevet européen néfaste pour la langue et l’économie françaises, NDA lance un appel à la résistance. Il a adressé une lettre en ce sens au président de la République et appelle tous les membres et amis de DLR à signer la pétition en ligne créée par des professionnels de la traduction"

Au mépris de notre tradition institutionnelle (qui veut, depuis François Ier, que l’unique langue reconnue et utilisée par l’Etat est le français), de la protestation de plus de 200 parlementaires toutes étiquettes confondues et de l’hostilité unanime des institutions autorisées (Conseil supérieur de la propriété intellectuelle, Académie des sciences morales et politiques, Académie française…), le gouvernement de Lionel Jospin a signé en juin 2001 un protocole (dit « de Londres ») dont la mise en œuvre consacrerait davantage l’hégémonie de l’anglais dans la vie économique française et européenne. En effet, dans ce système, les brevets n’auraient plus l’obligation d’être traduits en français pour s’appliquer dans notre pays. Depuis, avec beaucoup d’autres de droite comme de gauche, j’en ai combattu la ratification au Parlement, régulièrement remise à l’ordre du jour sous la pression des milieux d’affaires, français, communautaires et internationaux. Le Président Chirac a lui-même manifesté à plusieurs reprises son opposition à ce protocole. Aujourd’hui, ce dossier resurgit une fois de plus, porté cette fois directement par Valérie Pécresse et Jean-Pierre Jouyet. Les deux ministres invoquent la modernisation économique de la France et la relance de la construction européenne (Le Monde daté du 11 juillet 2007).

Qu’on ne s’y trompe pas, ces deux arguments sont des leurres, qui masquent en réalité la volonté de certains intérêts privés d’imposer l’anglais comme unique langue des affaires.

Le gouvernement doit-il céder ou défendre notre premier bien commun, le français ? Une précision préalable : le protocole de Londres n’est en aucune sorte lié à des engagements au sein de l’UE, il s’agit d’un accord interétatique que chaque pays peut, ou non, ratifier en toute souveraineté. Inutile, donc, de se retrancher derrière l’alibi communautaire ni derrière le prétexte d’un isolement de la France en Europe, nombre de nos partenaires résolus à défendre leur propre langue et leur économie (Italie, Espagne, Belgique, Portugal et Autriche) ayant trouvé, eux, la force morale de refuser le funeste protocole. Funeste car les brevets déposés par les entreprises n’auraient plus l’obligation d’être rédigés dans la langue du pays où ils s’appliquent. Résultat, ces dernières privilégiant par souci de commodité la langue dominante, le protocole de Londres aggraverait de facto la suprématie de l’anglais. Au plan économique d’abord : comment ignorer que l’anglais deviendrait l’unique langue de référence en matière technique et industrielle au détriment de la capacité d’innovation des sociétés françaises, notamment les PME qui ne peuvent consacrer autant de temps et d’argent à la surveillance et à la traduction de l’avalanche de brevets en anglais qui s’imposeraient tout à coup à elles ? N’oublions pas non plus le rude coup porté au français en lui-même : faire tomber en désuétude notre langue dans la désignation des nouveautés scientifiques et techniques, serait admettre sans le dire la perte progressive de son statut international. Au total, ce serait ni plus ni moins accepter d’en faire à moyen terme une langue morte. Juridiquement, ensuite. Le brevet étant un contrat générateur de droits opposables à tous, il va de soi que nos compatriotes pâtiraient d’une inégalité en terme d’accès à l’information. Quant aux traductions résumées dont se chargerait à ses propres frais l’Institut national de la propriété industrielle, elles ne pèseraient rien en droit face au texte d’origine en anglais. De plus, le coût de traduction, jusqu’à présent assumé par les entreprises elles-mêmes, serait indirectement supporté par la collectivité, dispensant les multinationales étrangères des dépenses correspondantes, dérisoires au regard de leurs moyens financiers. Enfin, source de confusion, ces traductions a minima conduiraient fatalement à des querelles byzantines et à d’interminables conflits d’interprétation juridique, sans même parler de la perspective effrayante de confier à la Cour Européenne de Justice la mission de trancher les litiges afférents.

Enfin, la mise en œuvre de ce protocole constituerait un formidable appel d’air pour tous les brevets des firmes américaines et asiatiques, qui n’attendent que cela.

En effet, la culture d’entreprise anglo-saxonne s’inscrit dans une logique de prédation juridique, qui conduit les firmes à multiplier tous azimuts le dépôt de brevets, dans l’espoir d’étouffer la concurrence. L’application du protocole de Londres leur permettrait de faire acquérir force de loi à des dizaines de milliers de brevets que l’obstacle de la langue (le coût des traductions) a jusqu’à présent tenu à distance. Avec ce brevet européen, l’accroissement des conflits juridiques serait sans fin, disqualifiant peu à peu les avocats d’affaires de langue française (puisque les textes seraient pensés et rédigés en anglais), puis à terme les ingénieurs français dans nos propres entreprises (ceux-ci ne pouvant comprendre la réalité des inventions et procédés décrite dans la langue de Shakespeare). « La France est de retour en Europe ! » proclame le gouvernement. Pourtant, ce n’est pas en laminant le français et notre économie pour faire plaisir à quelques multinationales et au MEDEF, qu’il servira cette noble cause.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député DLR de l’Essonne
Président de Debout la République

21.09.2007

Parler moins, présider plus !

Au cours de la semaine, le Président de la République a été sur tous les fronts. Retraites, Fonction publique, Iran, euro, on ne compte plus les discours, les interviews et les confidences qui ont submergé chaque jour, matin, midi et soir, les médias.

Au-delà du style qui peut plaire ou déplaire, je m’interroge sincèrement sur cette méthode de communication. Cette saturation de l’espace médiatique et donc démocratique est-elle durable, c'est-à-dire crédible ? D’autant que Nicolas Sarkozy se comporte davantage comme un candidat que comme un Président.

Sa soif de convaincre s’apparente de plus en plus à la méthode Coué comme si face aux difficultés inhérentes à l’exercice du pouvoir il voulait se rassurer en imaginant que le verbe est action.

Pour les Français la campagne électorale est terminée. Les décisions, les actes et à moyen terme les premiers résultats comptent davantage pour eux que les pétitions de principe et les grandes déclarations, voire les rodomontades.

Exercice d’autant plus périlleux pour le Président que malgré l’obéissance aveugle de TF1 ou Europe 1, il ne peut quand même pas cacher aux Français ni les mesures concrètes arrêtées ni tout simplement les évènements du monde.

Les Français ne sont pas idiots et après le traditionnel délai de grâce, ils vont bien percevoir le grand écart, pour ne pas dire la contradiction, entre le discours et la pratique. L’excès de parole déconnecté de la réalité va tout à coup apparaître insupportable à nos concitoyens.

Il y a donc urgence pour le Président à laisser son Premier Ministre gouverner, ses Ministres agir et sa majorité contrôler. Il y a aussi urgence pour le Président à mettre en cohérence notamment au niveau européen ses propos et ses actes.

- Sur la Turquie, je ne vois pas comment il pourra continuer longtemps à se dire opposé à son adhésion et à laisser ouvrir les négociations. - Sur l’euro surtout, rien ne sert d’attaquer la Banque Centrale européenne si on ne se donne pas les moyens de changer sa politique. Il fallait pour cela au Conseil européen de juin à Bruxelles refuser bien sûr de signer le mini traité pour obtenir de l’Allemagne un changement de statuts de la Banque Centrale européenne. Cette affaire est essentielle car encore une fois avec un euro à 1,41 $, c’est toute l’économie française qui est asphyxiée, la croissance cassée, les déficits augmentés…

Les meilleures intentions du monde du Président sur la Fonction publique, les retraites risquent alors de se fracasser sur la réalité d’une politique européenne suicidaire.

A l’approche des tempêtes internationales et européennes, le Président doit parler moins et présider plus ! C’est l’intérêt de la France et donc le sien.

15.09.2007

DLR dit non à la suppression du référendum obligatoire sur l’entrée de la Turquie en Europe !

Suppression de l’article 88-5 : "un reniement scandaleux" (Dupont-Aignan)

PARTIS-DROITE-UE-CONSTITUTION - 14/09/2007 14h10 GMT - AFP

PARIS, 14 sept 2007 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, député souverainiste de l’Essonne (ex-UMP), a protesté vendredi contre l’idée de supprimer dans la Constitution l’obligation de soumettre à référendum toute nouvelle adhésion à l’Union européenne, parlant de "reniement scandaleux de la part de Nicolas Sarkozy". Cette idée a été avancée, "à titre personnel", par le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet devant le comité Balladur sur la réforme des institutions. Cette disposition (article 88-5), introduite en 2005 dans la Constitution à l’initiative de Jacques Chirac, visait en particulier l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’UE. Selon le président de "Debout la République", renoncer à consulter les Français sur l’entrée de la Turquie "serait un reniement scandaleux de la part de Nicolas Sarkozy". "Ce serait également le reniement d’une garantie donnée au peuple français et scellée dans la Constitution par le Congrès à la demande de Jacques Chirac, une garantie qui engage la parole de l’Etat vis-à-vis des Français par delà l’élection d’un nouveau président de la République", a-t-il ajouté dans un communiqué. M. Dupont-Aignan demande au chef de l’Etat "de clarifier sans tarder ses intentions". En visite vendredi à Budapest, M. Sarkozy, interrogé à ce sujet par la presse, a déclaré qu’il aurait "l’occasion de prendre position" après la remise du rapport du comité Balladur. db/sc/sd

14.09.2007

Debout la République devient un rassemblement indépendant

Les Universités de rentrée de Debout la République ce week-end ont donné un nouveau départ au mouvement gaulliste. J’avoue qu’au mois de juin je ne pensais pas en organisant cette 4ème édition que nous rencontrions un tel succès, qui fut réel puisque nous n’avons jamais été aussi nombreux à Dourdan.

Rien n’est bien sûr encore joué. Bâtir un parti politique indépendant n’est pas, je le sais, à notre époque et dans le cadre institutionnel actuel, une tâche aisée. Je crois cependant que c’est le bon moment pour plusieurs raisons.

Tout d’abord les gaullistes n’ont plus leur place à l’UMP. La dérive idéologique de l’UMP a progressivement marginalisée les militants et élus du RPR. Depuis mon départ du parti majoritaire, je ne compte plus les appels des anciens cadres du RPR qui décident de nous rejoindre.

Ensuite l’élection de Nicolas Sarkozy et sa conception du pouvoir rend l’UMP sourde et muette. Or, même à l’intérieur d’une majorité il y a besoin de pluralisme et de débat. Faute de quoi, on prend le risque de se couper complètement des Français. D’ailleurs cela a déjà commencé avec le changement net de cap en matière de politique étrangère, qui rend encore plus nécessaire la constitution d’un mouvement politique capable de défendre une « certaine idée de la France ».

Enfin, l’essoufflement des autres partis politiques français défendant des positions républicaines et nationales, nous oblige là aussi à reprendre le flambeau. Dans mon esprit, la vitalité de notre petit mouvement (plus de 9000 adhérents, soit davantage que les Verts) est l’occasion d’amorcer un rassemblement plus large de tous ceux qui ne veulent pas de la normalisation de la France comme une région vassale à l’intérieur d’une Europe atlantiste.

Hier soir j’étais l’invité de Michel Field sur LCI. Il ironisait sur ma solitude. Je lui rappelais après l’émission qu’en 2005, 55% des Français avaient rejeté, comme nous le préconisions, la Constitution européenne. Comme solitude cela me va….

Quoi qu’il en soit, j’invite tous ceux qui partagent nos convictions à s’engager. Dans chaque département nous sommes ou seront bientôt présents et de notre capacité à nous organiser dépendra maintenant l’avenir de nos idées.

13.09.2007

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11.09.2007

NDA sur BFM TV le 06/09/07

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